GAZETTE 002 - Institut des Sciences Naturelles

        BREAKING NEWS


N’002 – 17 Janvier, 2026


La Gazette des Expos



Instituts des sciences naturelles

COLLECTION PERMANENTE

Plan de l’exposition, © Institut des Sciences Naturelles

L’Institut des sciences naturelles de Bruxelles propose un vaste voyage à travers le temps et le vivant.
La Galerie des Dinosaures, la plus grande d’Europe, impressionne par ses squelettes monumentaux.

Elle retrace l’apparition, l’évolution et la disparition des dinosaures, tout en questionnant leur héritage actuel.
Avec Planète Vivante, la biodiversité d’aujourd’hui se dévoile à travers plus de 850 spécimens.

La nature y est présentée de manière scientifique, ludique et accessible.
Le Tetrapodium et l’Arthropodium permettent d’explorer les grandes familles du vivant.

Un parcours est consacré à l’évolution humaine, pensée comme un buisson aux multiples branches.
Des reconstitutions et dispositifs interactifs invitent à comparer notre corps à celui de nos ancêtres.

La visite traverse aussi les grandes étapes de l’histoire de la Vie sur Terre.
Un ensemble riche et immersif, où la science se découvre comme une véritable aventure.


NOTRE AVIS : 

Notre avis sur la scénographie est plutôt mitigé. Nous avons eu du mal à comprendre par où commencer la visite de la Galerie des Dinosaures, nous retrouvant d’abord dans l’exposition temporaire puis directement au point 6 du parcours. Nous conseillons d’ailleurs de répartir la visite sur deux jours afin d’éviter une surcharge d’informations.

Malgré ces réserves, nous avons beaucoup apprécié les mises en scène autour des dinosaures, notamment celles évoquant les mines, particulièrement immersives et pédagogiques. L’Institut des sciences naturelles de Bruxelles reste avant tout un lieu complet d’apprentissage, accessible à tous les publics, et tout particulièrement aux enfants, pour qui la découverte est à la fois ludique et enrichissante.


N’002 – 17 Janvier, 2026

Institut des Sciences Naturelles




DES PRÉDATEURS REDOUTABLES

Le Mosasaurus est-il un dinosaure ? La réponse est non. Il s’agit d’un grand reptile marin appartenant au groupe des squamates, proches des lézards et des serpents, qui a vécu durant le Crétacé supérieur. Dès 1808, le naturaliste Georges Cuvier identifie cet animal comme un immense reptile marin, présentant des ressemblances avec les varans, tout en étant différent de toute espèce vivante connue.

Doté d’un corps long et hydrodynamique, d’une queue puissante terminée par une nageoire à deux lobes, et de membres transformés en palettes natatoires, le mosasaure était un nageur rapide et agile. Ses puissantes mâchoires en faisaient également un redoutable prédateur, capable de rivaliser sans difficulté avec les grands requins qui peuplaient les océans du Crétacé supérieur.

Présent dans ces nombreux écosystèmes, le Mosasaurus s’imposait comme un superprédateur, dominant le sommet de la chaîne alimentaire marine.
Le point fort de la salle est sans doute le spectaculaire Hainosaurus bernardi : un mosasaure belge de 12,5 mètres de long, l’un des plus grands jamais découverts, qui vous plonge dans l’univers des géants marins prédateurs.

En parcourant cette zone, les visiteurs peuvent comparer l’anatomie des mosasaures à celle de reptiles et d’animaux actuels, comprendre leurs « mécaniques natatoires » (comment ils nageaient) et apprendre à quel point ces animaux dominaient les océans de l’époque.

Accessible à tous dès l’entrée du musée, cette salle est une étape incontournable pour comprendre la vie marine d’il y a des millions d’années et enrichit parfaitement une visite déjà passionnante par ses fossiles impressionnants et ses explications didactiques.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR L'EXPOSITION

Qu’est-ce que la Galerie des Dinosaures ?
La Galerie des Dinosaures est la plus grande salle d’Europe dédiée aux dinosaures, avec plus de 3 000 m2 et de nombreux spécimens qui racontent leur vie, leur diversité et leur évolution sur Terre.

Que peut-on voir dans Planète Vivante ?
Planète Vivante présente plus de 850 spécimens sur 2 000 m2, invitant à redécouvrir la biodiversité terrestre de manière esthétique, familiale et scientifique.

Pourquoi les collections de l’Institut sont-elles importantes ?
L’Institut possède une collection gigantesque des millions de spécimens qui documentent la biodiversité, l’évolution et l’histoire naturelle, et servent la recherche scientifique.

Quels autres types d’animaux peut-on découvrir ?
Outre les dinosaures et les insectes, on découvre aussi des mammifères récents et disparus, des coquillages, des invertébrés, et même un tunnel sur les mondes polaires et des galeries marines.

Peut-on apprendre quelque chose sur les milieux polaires ?
Oui ! Le musée propose des sections sur les milieux arctiques et antarctiques, explorant la vie au Nord et au Sud de la planète et les adaptations des espèces à ces environnements extrêmes.


Fragment d'Histoire

Institut des Sciences Naturelles



Ben Pabst


Ben Le Platéosaure,© Photographiede l’auteur

Ben Pabst est paléontologue et chercheur, spécialisé dans l’étude des fossiles et des traces du vivant ancien. À la croisée de la science et de la transmission, son travail vise à rendre visibles des mondes disparus, en s’appuyant sur des vestiges fragmentaires ossements, empreintes, structures fossilisées.

Par ses recherches et ses collaborations avec le champ muséal, Ben Pabst contribue à renouveler notre regard sur le temps long et l’histoire de la vie sur Terre. Il rappelle que les fossiles ne sont pas seulement des objets scientifiques, mais aussi des témoins sensibles de l’évolution, de la disparition et de la mémoire du vivant.




Ben Le Platéosaure © Photographie de l’auteur
Ben Le Platéosaure

Exposé depuis 2017, Squelette de la lignée des prosauropodes,

Ben le Platéosaure est un projet porté par le paléontologue Ben Pabst, consacré à l’étude et à la reconstitution d’un dinosaure emblématique du Trias. À partir de fossiles découverts et analysés avec rigueur scientifique, ce travail permet de redonner corps à une espèce disparue, en questionnant à la fois son anatomie, ses postures et son mode de vie.

Entre recherche scientifique et médiation, Ben le Platéosaure rend accessible le travail du paléontologue et invite le public à comprendre comment, à partir de fragments, se construit notre connaissance du passé. Le projet souligne ainsi l’importance des fossiles comme témoins du temps long et de l’histoire du vivant. 
 


Focus Scénographie

Institut des Sciences Naturelles



Plonger dans l’espace


Plan de l’exposition, 
© Institut des Sciences Naturelles
Le plan de l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles propose plusieurs parcours thématiques, offrant au visiteur une grande liberté de circulation. Cependant, cette richesse devient vite déroutante. Lors de notre visite, en suivant le plan, nous sommes arrivés directement dans la salle des dinosaures, sans parvenir à identifier le véritable point de départ de l’exposition. L’absence d’un parcours clairement indiqué ou d’un sens de visite conseillé rend la lecture du lieu complexe, en particulier pour les visiteurs qui découvrent le musée.

Commencer par l’exposition consacrée à l’Homme et à l’évolution aurait sans doute permis une meilleure compréhension du propos scientifique, avant d’aborder des espaces plus spectaculaires comme celui des dinosaures. Ce choix de circulation, s’il favorise la liberté, peut ainsi nuire à la cohérence du parcours.

 Fragment d'un monde


Thylacine, © Photographie de l’auteur

Le thylacine, souvent surnommé le « loup de Tasmanie », était un marsupial originaire d’Australie. Était, car le dernier représentant connu de l’espèce, prénommé Benjamin, est mort en captivité au zoo de Hobart le 7 septembre 1936, marquant l’extinction définitive de l’animal. Aujourd’hui, le thylacine incarne l’un des symboles les plus marquants de la disparition des espèces causée par l’homme.

 

Le spécimen présenté aujourd’hui au Muséum est entré dans les collections dès 1871. Rare et fragile, il fait l’objet de conditions de conservation strictes, notamment en matière d’hygrométrie et de luminosité.

 

Pour le préserver, il est exposé dans une vitrine qui ne s’illumine qu’à l’approche des visiteurs, offrant une rencontre presque furtive avec cet animal disparu. Une mise en scène discrète, à l’image du thylacine lui-même, qui invite à la réflexion sur la responsabilité humaine face à l’extinction des espèces.

 


Dans les coulisses de la scénographie



250 ANS DE SCIENCES NATURELLES

La section 250 ans de Sciences naturelles s’inscrit dans une histoire longue, étroitement liée à celle du Muséum lui-même. Dès 1751, l’Hôtel de Nassau abrite l’ancêtre de l’institution, lorsque Charles de Lorraine dote sa cour d’un cabinet d’histoire naturelle. Sur près de 300 m2, vitrines et tiroirs réunissent minéraux, animaux, plantes, livres, œuvres d’art et objets rares, selon l’esprit des cabinets de curiosités du XVIIIe siècle. Après la mort de Charles de Lorraine et la dispersion de ses collections, ce qui subsiste devient en 1797 le Musée de l’École centrale, avant d’ouvrir au public en 1814. En 1846, le jeune État belge rachète l’ensemble : le Muséum est officiellement né.

Cette histoire fondatrice se prolonge notamment à travers la collection de minéralogie, dont l’un des jalons majeurs est la collection russe offerte en 1828 par le futur Guillaume II des Pays-Bas et son épouse, sœur du tsar Alexandre Ier. Composée à l’origine de 808 échantillons de roches et de minéraux, elle constitue le point de départ d’un ensemble aujourd’hui remarquable, comptant des milliers de spécimens belges et étrangers, des météorites, des minéraux fluorescents et même un fragment de pierre lunaire. Ces collections témoignent de l’ambition scientifique et internationale du Muséum dès ses origines.

La scénographie de 250 ans de Sciences naturelles traduit visuellement cette profondeur historique. Elle se distingue nettement du reste du parcours par une atmosphère plus sobre et élégante, dominée par des teintes marron et bleu foncé. Ce choix chromatique, associé à une lumière maîtrisée et à des matériaux raffinés, évoque directement les cabinets de curiosités et les lieux de savoir traditionnels. L’espace acquiert ainsi un caractère chic, feutré et intemporel, incitant le visiteur à ralentir et à porter un regard plus contemplatif sur les objets exposés.

En rompant volontairement avec les dispositifs immersifs et spectaculaires des autres sections du musée, cette partie affirme son rôle de mémoire du Muséum. La scénographie souligne la rigueur, la continuité et la légitimité scientifique de l’institution, tout en rappelant que le Muséum est avant tout un lieu de transmission du savoir, ancré dans une histoire riche de plus de deux siècles.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE

Le plan du musée est-il facile à comprendre ?
Le plan est riche en informations mais manque de hiérarchisation. Les numéros, les couleurs et les icônes cohabitent sans indiquer clairement un sens de visite conseillé, ce qui complique la lecture globale du parcours.

Le parcours scénographique suit-il une logique scientifique claire ?
Pas toujours. Le visiteur peut accéder rapidement à des espaces spectaculaires, comme les dinosaures, sans passer par des sections plus introductives. Cela peut nuire à la progression pédagogique, notamment pour comprendre l’évolution du vivant.

Quel rôle joue la scénographie dans la médiation scientifique ?
La scénographie favorise une approche sensible et visuelle, accessible à un large public. Toutefois, cette mise en scène peut parfois prendre le pas sur la construction d’un discours scientifique linéaire.

L’exposition est-elle adaptée à tous les publics ?
Oui, notamment aux familles et aux enfants, grâce à des dispositifs visuels forts et des espaces ludiques. En revanche, les visiteurs recherchant un parcours plus structuré peuvent éprouver des difficultés à s’orienter.

Quels sont les points forts de la scénographie ?
  • Des espaces impressionnants et mémorables
  • Une grande liberté de circulation
  • Une forte attractivité visuelle Une approche immersive et émotionnelle


Fragment d'Histoire

Institut des Sciences Naturelles





Louis De Pauw

Le Mammouth de Lierre,
 © Photographie de l’auteur
Louis De Pauw est une figure majeure de la paléontologie belge du XIX
e siècle. Technicien et préparateur de génie, il est reconnu pour son savoir- faire exceptionnel dans la reconstitution de squelettes fossiles à une époque où les méthodes scientifiques et muséographiques sont encore en plein développement.

Il se distingue notamment par le montage du Mammouth de Lierre en 1869, ainsi que par la reconstitution des célèbres iguanodons de Bernissart quelques années plus tard. En combinant rigueur scientifique et ingéniosité technique notamment par l’ajout de pièces sculptées pour compléter les os manquants Louis De Pauw a profondément marqué l’histoire des musées d’histoire naturelle et contribué à façonner la manière dont le public découvre les animaux disparus.



Le Mammouth de Lierre © Photographie de l’auteur

Le Mammouth de Lierre

Exposé depuis 1869, Squelette adulte, pièce sculptées en bois

Le Mammouth de Lierre est l’un des témoins majeurs de la préhistoire européenne. Découverts en 1860 lors de travaux sur le cours de la Nèthe, à Lierre, les ossements de deux mammouths adultes et d’un jeune, accompagnés de restes d’autres animaux du Paléolithique supérieur, révèlent la richesse de la faune qui peuplait la région il y a plusieurs dizaines de milliers d’années.

En 1869, le naturaliste Louis De Pauw entreprend la reconstitution d’un squelette adulte. Les os manquants sont remplacés par des pièces sculptées en bois, permettant de présenter l’animal dans une posture proche de celle qu’il avait de son vivant. À l’époque, cette réalisation exceptionnelle attire des visiteurs venus de toute l’Europe. Aujourd’hui encore, ce mammouth monté demeure une pièce emblématique, à la fois scientifique, historique et patrimoniale. 


Focus Scénographie

L'Institut des Sciences Naturelles




Plonger dans l’espace


Plan de l’exposition, © Lady-Arse

Derrière sa façade sobre, le bâtiment abrite des espaces aux fonctions multiples : galeries d’exposition, laboratoires de recherche, réserves scientifiques et lieux de médiation. Cette cohabitation entre espaces ouverts au public et zones dédiées aux chercheurs rappelle que l’Institut n’est pas seulement un lieu de présentation, mais aussi un centre scientifique actif, tourné vers l’étude et la préservation du vivant.

L’architecture du bâtiment reflète cette double vocation. Les grandes salles, conçues pour accueillir des collections impressionnantes comme la célèbre galerie des dinosaures alternent avec des espaces plus intimistes, favorisant l’observation et la réflexion. Les extensions successives du site témoignent de l’évolution du musée, qui a su s’adapter aux nouvelles exigences de 
conservation, de scénographie et d’accueil des publics.


Fragment d’un monde

Photographie de la salle Tetrapodium, 
© Photographie de l’auteur
Le Tetrapodium invite les visiteurs à explorer le monde fascinant des animaux à quatre pattes. Le terme « tétrapode » vient du grec ancien tetra, qui signifie « quatre », et pous (podos), « le pied ». Ce vaste groupe, qui compte aujourd’hui plus de 26 000 espèces, a su conquérir presque tous les milieux de la planète. Les tétrapodes volent, nagent, courent, grimpent ou rampent, démontrant une incroyable diversité de modes de vie.

En observant attentivement leurs squelettes, le visiteur découvre à la fois des similitudes frappantes héritées d’ancêtres communs et des différences étonnantes, façonnées par l’évolution. Une patte d’oiseau, une nageoire de mammifère marin ou la jambe d’un reptile racontent ainsi la même origine, tout en révélant des adaptations uniques. Une plongée captivante au cœur du vivant, où chaque squelette devient une clé pour comprendre l’histoire de la vie sur Terre.





Dans les coulisses de la scénographie



LES IGUANODONS DE BERNISSART

Au cœur de la Wallonie, dans le petit village de Bernissart, se cache l’une des découvertes paléontologiques les plus extraordinaires du XIXe siècle. En mars 1878, des mineurs creusant à 322 mètres de profondeur dans le charbonnage de la fosse Sainte-Barbe font une trouvaille inattendue : au lieu d’un tronc d’arbre pris pour de l’or, ils tombent sur des os fossilisés recouverts de pyrite (« l’or des fous ») des vestiges de dinosaures jusqu’alors inconnus dans un tel état de conservation.

La suite est un tournant pour la science. Rapidement alerté, le Muséum d’Histoire Naturelle de Belgique organise des fouilles qui dureront plusieurs années. Au total, près d’une trentaine de squelettes d’Iguanodon bernissartensis certains complets et encore articulés sont extraits de l’argile. C’est une première mondiale : une telle quantité de dinosaures découverts ensemble, dans un état aussi exceptionnel, permet pour la première fois de comprendre la morphologie exacte d’un grand dinosaure herbivore.

Ces animaux vivaient il y a environ 125 à 130 millions d’années, pendant le Crétacé inférieur, et mesuraient jusqu’à 6 à 10 mètres de long, pour un poids pouvant atteindre plusieurs tonnes.

Les squelettes, après nettoyage et traitement minutieux en laboratoire, sont exposés pour la première fois en 1883, offrant au public un spectacle inédit : des dinosaures présentés dans des poses réalistes, presque comme s’ils étaient figés dans la vie. Aujourd’hui, ces pièces exceptionnelles sont conservées dans la Galerie des Dinosaures du Muséum des Sciences naturelles de Bruxelles, protégées derrière une vaste vitrine de 300 m2 qui permet d’admirer ces géants sous tous les angles.

Au-delà de leur spectaculaire taille et de leur ancienneté, ces fossiles ont profondément transformé notre manière de concevoir les dinosaures. Ils ont également inspiré des générations de visiteurs venus du monde entier pour voir « ces géants du passé » figés dans le temps.

Alors que les fouilles originales se sont arrêtées au XIXe siècle, des études récentes suggèrent que le site de Bernissart pourrait encore renfermer des restes enfouis profondément sous terre un secret qui attend peut-être encore d’être révélé.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE

Qui sont les iguanodons de Bernissart ?
Les iguanodons de Bernissart sont des dinosaures herbivores ayant vécu il y a environ 125 millions d’années, au Crétacé inférieur. Ils appartiennent principalement à l’espèce Iguanodon bernissartensis et comptent parmi les fossiles les plus célèbres au monde.

Pourquoi cette découverte est-elle exceptionnelle ?
Près d’une trentaine de squelettes, plus ou moins complets, ont été retrouvés ensemble. C’est une découverte unique pour l’époque, qui a profondément transformé la compréhension scientifique des dinosaures.

Que peut-on voir aujourd’hui à l’Institut des Sciences naturelles ?
Le Muséum expose les iguanodons dans une impressionnante galerie vitrée de 300 m2, répartie sur trois niveaux, permettant d’observer chaque squelette sous différents angles.

LQuel rôle joue la scénographie dans cette galerie ?
La scénographie met en valeur la monumentalité des squelettes tout en proposant une lecture scientifique claire. Le sous-sol reconstitue le gisement et raconte les fouilles, renforçant la compréhension du contexte de découverte.

Que retient-on de cette exposition ?
La galerie des iguanodons permet de mieux comprendre l’évolution des dinosaures, l’histoire de la paléontologie et l’importance du patrimoine scientifique belge, tout en offrant une expérience spectaculaire et pédagogique.


Fragment D'Histoire

Institut des Sciences Naturelles




Les Dinosaures à Plumes

Les Dinosaures à Plumes, © Photographie de l’auteur

Longtemps représentés comme des reptiles écailleux, les dinosaures à plumes ont profondément transformé notre compréhension du monde préhistorique. Depuis la fin du XXe siècle, de nombreuses découvertes de fossiles exceptionnellement conservés ont révélé la présence de plumes chez plusieurs espèces de dinosaures, en particulier parmi les théropodes, le groupe auquel appartiennent les oiseaux actuels.

Ces plumes n’étaient pas toujours destinées au vol : elles pouvaient servir à l’isolation thermique, à la communication ou à la parade. Ces découvertes établissent un lien direct entre dinosaures et oiseaux, montrant que ces derniers sont les descendants vivants des dinosaures. Les dinosaures à plumes ne relèvent donc plus du mythe, mais témoignent de l’évolution complexe et fascinante du vivant.

Archaeopteryx, © Photographie de l’auteur


Archaeopteryx

Archaeopteryx est l’un des fossiles les plus emblématiques de l’histoire de la paléontologie. Découvert au XIXe siècle en Allemagne, il date d’environ 150 millions d’années et présente à la fois des caractéristiques de dinosaures et d’oiseaux. Son squelette montre des dents, une longue queue osseuse et des griffes, tandis que ses plumes, remarquablement conservées, évoquent celles des oiseaux actuels.

Considéré comme une forme de transition, Archaeopteryx illustre le lien évolutif entre dinosaures à plumes et oiseaux modernes. Il témoigne d’une étape clé de l’évolution du vol et rappelle combien les fossiles peuvent éclairer les grandes transformations du vivant au fil du temps.

 


L'apprentissage en musée

Institut des Sciences Naturelles


Prenons la main du futur


Animation d’un Pachycéphalosaure, © Photographie de l’auteur

Le musée se révèle être un lieu d’apprentissage et de découverte aussi bien pour la prochaine génération que pour les adultes. De nombreuses animations et jeux y sont proposés, favorisant une approche interactive et ludique des connaissances. Dans l’espace dédié aux dinosaures, un bac à sable invite notamment à l’exploration, complété par des maquettes, des spécimens authentiques, des binoculaires et des jeux didactiques.

Les animations encouragent la participation active : toucher, comparer, observer, se questionner et trouver des réponses font partie intégrante de l’expérience. L’animateur accompagne les visiteurs et adapte les échanges afin de stimuler la curiosité et l’esprit scientifique de chacun.


Nos prochains paléontologue


Bac à sable, © Photographie de l’auteur

Au sein de l’Institut des sciences naturelles de Bruxelles, l’espace consacré aux dinosaures propose une activité particulièrement appréciée des plus jeunes : le bac à sable paléontologique. Conçu comme un véritable terrain de fouilles, il permet aux enfants de se mettre dans la peau de futurs paléontologues.

 

Munis de matériel adapté, les participants sont invités à fouiller le sable afin de mettre au jour des ossements. Ces éléments, déposés par le personnel du musée, sont des reproductions fidèles, spécialement conçues pour être manipulées sans risque. L’activité encourage l’observation, la patience et la compréhension des méthodes scientifiques utilisées lors des fouilles archéologiques et paléontologiques.

 

À travers le jeu et l’expérimentation, le bac à sable offre une approche ludique des sciences naturelles, tout en éveillant la curiosité et l’intérêt des enfants pour l’histoire de la vie sur Terre.

 


Institut des Sciences Naturelles



LE MUSÉE, UNE AVENTURE POUR PETITS ET GRANDS

À l’Institut des sciences naturelles de Bruxelles, l’apprentissage passe largement par le jeu et l’expérimentation. Les espaces du musée proposent de nombreux dispositifs interactifs qui invitent les enfants à observer, manipuler et comprendre le monde animal de manière sensible et ludique.

La pédagogie y est active et interactive. Des animations guidées invitent chacun à participer pleinement : manipuler du matériel, comparer des objets, observer des spécimens authentiques ou des reproductions scientifiquement fidèles, poser des questions... et chercher des réponses par soi- même. Cette approche donne du sens aux connaissances et permet d’aborder des thématiques complexes comme l’évolution des espèces ou les méthodes scientifiques de manière ludique et accessible.

Les scénarios d’animation sont conçus en plusieurs versions, adaptées à l’âge des élèves, assurant ainsi une expérience enrichissante pour chaque niveau scolaire. Chaque thème est introduit ou prolongé par une visite des salles du musée qui s’y rapportent, offrant un lien direct entre les activités et les collections.

Dans l’espace consacré aux animaux, les images et les jeux prennent vie grâce à des installations audiovisuelles immersives. Une projection animée transforme l’ombre d’un renard naturalisé en personnage en mouvement : le renard semble attaquer un oiseau, tandis qu’un écureuil apparaît en train de manger un gland. Ces scènes, volontairement douces et pédagogiques, permettent aux enfants de découvrir les relations alimentaires entre les espèces, d’identifier qui se nourrit de qui et de mieux comprendre les chaînes alimentaires.

Loin d’un apprentissage théorique, ces dispositifs visuels favorisent une approche intuitive et accessible. Les enfants apprennent en observant, en posant des questions et en reliant les images à leurs propres connaissances. Le jeu devient alors un outil de compréhension du vivant, sans dramatisation, mais avec justesse et clarté.

À travers ces jeux, vidéos et mises en scène, l’Institut des sciences naturelles fait du musée un lieu où l’on apprend en s’amusant, où la curiosité est encouragée et où le vivant se raconte de façon accessible et engageante.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE

Pourquoi l’Institut des sciences naturelles est-il un lieu d’apprentissage ?
Parce qu’il propose bien plus que des vitrines à observer. Le musée invite à comprendre le monde vivant à travers des expériences interactives, des jeux, des animations et des dispositifs immersifs adaptés à tous les âges.

Comment les enfants apprennent- ils au musée ?
L’apprentissage se fait par le jeu, l’observation et la manipulation. Les enfants sont encouragés à toucher, comparer, poser des questions et chercher des réponses, ce qui rend les notions scientifiques plus concrètes et plus faciles à comprendre.

Les activités sont-elles adaptées à tous les âges ?
Oui. Les scénarios pédagogiques existent en plusieurs versions selon l’âge des enfants. Cela permet à chacun d’apprendre à son rythme, du plus jeune visiteur aux élèves plus âgés.

Le musée aborde-t-il des sujets plus sensibles, comme la disparition des animaux ?
Oui, certaines installations et histoires évoquent les espèces disparues ou menacées. Ces contenus sont présentés de façon accessible et pédagogique, afin de sensibiliser les enfants à la protection de la biodiversité.

Pourquoi apprendre dans un musée est-il différent de l’école ?
Au musée, l’apprentissage est libre, sensoriel et immersif. Les enfants découvrent par eux- mêmes, en expérimentant et en s’amusant, ce qui renforce leur curiosité et leur envie d’apprendre.


Fragment d'Histoire

Institut des Sciences Naturelles





La Loutre

La Loutre, © Photographie de l’auteur

La loutre est un mammifère semi-aquatique emblématique des milieux d’eau douce européens. Longtemps menacée par la pollution, la disparition de ses habitats et la chasse, elle est aujourd’hui au cœur des réflexions sur la protection de la biodiversité. Sa présence est un indicateur précieux de la bonne santé des écosystèmes aquatiques.

À l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles, la loutre illustre les liens étroits entre faune, environnement et activités humaines. À travers son observation et son étude, le musée invite le public à mieux comprendre les enjeux de la conservation et l’importance de préserver les milieux naturels dont dépend l’équilibre du vivant.


Salle des disparition, © Photographie de l’auteur
À travers ses collections et ses espaces d’exposition, l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles met en lumière une réalité essentielle : la relation entre l’homme et le monde animal est profondément marquée par l’impact des activités humaines. Chasse intensive, industrialisation, urbanisation, pollution ou encore dérèglement climatique ont, au fil du temps, fragilisé de nombreuses espèces, parfois jusqu’à leur disparition.

Certains animaux aujourd’hui rares ou menacés témoignent de ces déséquilibres. Leur présence au musée n’est pas seulement scientifique : elle est aussi mémorielle. Chaque spécimen raconte une histoire, celle d’un environnement transformé par l’homme et d’un vivant contraint de s’adapter ou de disparaître.

En confrontant le visiteur à ces réalités, l’Institut invite à une prise de conscience collective. Comprendre le passé permet d’interroger nos choix présents et futurs. Le musée devient ainsi un lieu de savoir, mais aussi de réflexion, rappelant que la protection du vivant dépend désormais étroitement de la responsabilité humaine.







DÉTAIL  DE L'EXPOSITION :

Avant du Musée, © Wikipedia

Lieux : Institut des Sciences Naturelles de Bruxelles en Belgique 
Collection permanente 
Commissaire : Inconnu, aucun nom n’est cité

Source : https://www.naturalsciences.be/fr/musee/exposi tions-activites/expositions/salle-des- mosasaures/des-predateurs-redoutables

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