GAZETTE 008 - Trésors de laine & de soie

     BREAKING NEWS


N’008 – 31 Mai, 2026


La Gazette des Expos



MUSÉE L'hospice comtesse

COLLECTION TEMPORAIRE


Au cœur du Vieux-Lille, le musée de l’Hospice Comtesse invite les visiteurs à remonter le temps à travers plus de sept siècles d’histoire. Installé dans un ancien hôpital fondé en 1237 par la comtesse Jeanne de Flandre, ce lieu emblématique témoigne à la fois du passé hospitalier de la ville et de son riche patrimoine artistique.

Dès l’entrée, le visiteur découvre un ensemble architectural remarquable. Les bâtiments actuels, construits entre les XVe et XVIIIe siècles, s’organisent autour de cours intérieures et d’un jardin 
médicinal qui rappellent la vocation 
première du lieu. Ancienne salle des 
malades, chapelle, pharmacie et bâtiments 
des sœurs augustines composent un parcours 
où l’histoire est encore palpable.



NOTRE AVIS : 

Notre avis sur l’exposition est très positif. Nous avons eu la chance de découvrir le projet à deux moments différents : une première fois avant son ouverture au public, alors que les équipes étaient encore en pleine installation, puis une seconde fois une fois l’exposition achevée. Cette double visite nous a permis d’apprécier tout le travail réalisé pour transformer l’espace et construire le parcours proposé aux visiteurs.

L’exposition se distingue par son originalité et par une approche différente de celles habituellement présentées dans les structures de la MEL. La scénographie constitue l’un de ses points forts. Les longues tapisseries déployées sur les murs structurent l’espace et captent immédiatement le regard, créant une atmosphère immersive qui accompagne le visiteur tout au long de sa découverte.


N’008 – 31 Mai, 2026

Trésors de laine & de soie



Salle de l’exposition, Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, Lille, ©Photographie de l’auteur

QUAND LES TAPISSERIES RACONTENT L'HISTOIRE DE LILLE

Au musée de l’Hospice Comtesse, l’exposition Trésors de laine & de soie invite les visiteurs à découvrir un patrimoine aussi spectaculaire que méconnu : les tapisseries produites à Lille au XVIIIe siècle par la manufacture de Guillaume Werniers et de Catherine Ghuys. Présentées pour la première fois dans un même parcours, ces œuvres monumentales témoignent de l’importance de l’industrie textile lilloise à une époque où la ville connaît un véritable essor économique.

Dès l’entrée dans l’exposition, le regard est happé par la taille impressionnante des tapisseries. Tissées en laine et en soie, elles représentent des scènes de la vie quotidienne, des paysages champêtres et des décors raffinés destinés à orner les demeures aristocratiques, les hôtels particuliers ou encore les établissements religieux.

Véritables symboles de prestige, ces créations nécessitaient plusieurs mois de travail et mobilisaient un savoir-faire exceptionnel.

L’exposition met également en lumière deux figures majeures de cette aventure textile. Guillaume Werniers, maître licier originaire de Bruxelles, fait de sa manufacture l’une des plus importantes du nord de l’Europe. Après sa mort, son épouse Catherine Ghuys reprend l’entreprise et en assure le développement pendant près de quarante ans. Son parcours remarquable rappelle le rôle souvent méconnu des femmes dans l’histoire des arts décoratifs et du patrimoine lillois.

Le parcours ne se limite pas à la contemplation des tapisseries. Livres de comptes, outils de tissage, peintures et documents d’archives permettent de comprendre les différentes étapes de fabrication de ces œuvres et de découvrir le quotidien des artisans qui les réalisaient. Cette approche pédagogique révèle toute la complexité d’un art qui mêle création artistique, maîtrise technique et activité économique.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR L'EXPOSITION

Pourquoi les tapisseries étaient-elles si importantes au XVIIIe siècle ?
Les tapisseries n'étaient pas seulement décoratives. Elles étaient aussi un symbole de richesse et de prestige. Posséder une tapisserie monumentale permettait d'afficher son statut social tout en embellissant les intérieurs.

Pourquoi utiliser à la fois la laine et la soie ?
La laine constituait la base du tissage grâce à sa résistance, tandis que la soie apportait de la brillance, des reflets et une plus grande finesse aux détails. L'association des deux matières permettait de créer des œuvres particulièrement luxueuses.

Comment fabriquait-on une tapisserie ?
Le travail commençait par un dessin préparatoire appelé « carton ». Les liciers reproduisaient ensuite l'image fil après fil sur un métier à tisser, en utilisant différentes couleurs de laine et de soie.

Comment ces tapisseries ont-elles survécu jusqu'à aujourd'hui ?
Grâce à leur conservation dans des collections publiques ou privées, mais aussi grâce à d'importants travaux de restauration. Les restaurateurs interviennent pour consolider les fibres, nettoyer les œuvres et préserver leurs couleurs.


Fragment d’Oeuvre

Trésors de laine & de soie


La récolte des légumes, laines et soies, 
1688 - 1738, Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur


La récolte des légumes

Manufacture des De Melder et Werniers, 1688-1738, Lille, Musée de l’hospice comtesse

Avec La récolte des légumes, la manufacture lilloise des De Melter et Werniers nous plonge dans l’univers idéalisé de la campagne flamande du XVIIIe siècle. Cette tapisserie représente une scène estivale animée où paysans et récolteurs s’affairent au rythme des travaux agricoles. Deux groupes de personnages illustrent les activités de la saison : la moisson des céréales et la récolte des légumes, célébrant ainsi l’abondance de la terre et le cycle des saisons.

La récolte des légumes, laines et soies, 
1688 - 1738, Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur


La richesse décorative de la bordure complète cette célébration de l’été. Motifs floraux, trophées agrestes, instruments de musique et gibier évoquent les plaisirs de la belle saison tout en soulignant le savoir-faire exceptionnel des lissiers lillois.

Conservée aujourd’hui au Musée de l’Hospice Comtesse, cette tapisserie constitue un précieux témoignage de la prospérité des manufactures textiles de Lille avant leur déclin à la fin du XVIIIe siècle. Elle rappelle l’importance de cet art dans les demeures de la noblesse et de la bourgeoisie européennes, où ces grandes compositions servaient autant à décorer les intérieurs qu’à affirmer le prestige de leurs propriétaires.




Focus Scénographie

Trésors de laine & de soie



Plonger dans l’espace


Préparation de l’exposition, 
Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur

L’exposition se distingue par une scénographie qui met autant en valeur les œuvres que le lieu qui les accueille. Conçue dans le cadre d’un partenariat entre l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille (ENSAPL) et le musée, cette mise en espace témoigne d’une réflexion approfondie sur la présentation d’un patrimoine textile aussi monumental que fragile.

Au-delà de la simple présentation des œuvres, la scénographie accompagne le propos scientifique de l’exposition. Le parcours, structuré en six sections, fait dialoguer les tapisseries avec des documents d’archives, un métier à tisser, des peintures et des céramiques. Cette diversité de supports aide le visiteur à comprendre le contexte de production des œuvres et l’importance de l’industrie textile dans le Lille du XVIIIe siècle.



La salle des malades

Salle des malades, Musée de l’Hospice comtesse, ©Wikipedia

L’exposition Trésors de laine et de soie prend place dans l’un des espaces les plus remarquables du Musée de l’Hospice Comtesse : la Salle des Malades. Ce choix scénographique apparaît particulièrement pertinent tant l’architecture historique du lieu dialogue avec les tapisseries monumentales présentées
.
Ancienne salle d’accueil des malades de l’hospice, cet espace du XVe siècle se caractérise par son plan allongé, sa nef unique et sa vaste voûte en berceau lambrissée, inspirée des grands hôtels-Dieu du nord de l’Europe. Transformée aujourd’hui en salle d’exposition, elle conserve une forte identité architecturale qui participe pleinement à l’expérience de visite.
la Salle des Malades contribue à donner à l’exposition une dimension presque immersive. Le dialogue entre l’architecture médiévale de l’hospice, l’histoire textile de Lille et les œuvres restaurées crée une atmosphère particulière où patrimoine bâti et patrimoine textile se répondent.

 


Dans les coulisses de la scénographie



STRUCTURER L’ESPACE SANS EFFACER LE PATRIMOINE

Dans l’exposition Trésors de laine & de soie présentée au Musée de l’Hospice Comtesse, les cimaises occupent une place essentielle dans la scénographie imaginée en partenariat avec l’ENSAPL. Face à un défi de taille exposer des tapisseries monumentales dans la vaste Salle des Malades leur installation permet de structurer le parcours tout en respectant l’architecture historique du lieu.

L’intérêt de ces cimaises réside d’abord dans leur capacité à créer des surfaces d’exposition adaptées à des œuvres textiles de grande dimension. Les tapisseries de la manufacture Werniers sont particulièrement imposantes, lourdes et fragiles ; elles nécessitent donc des supports spécifiques permettant à la fois leur présentation et leur conservation. Les cimaises deviennent ainsi de véritables outils muséographiques au service des œuvres.

Mais leur rôle ne se limite pas à une fonction technique. Elles permettent également de dessiner un parcours au sein de la Salle des Malades, vaste espace oblong à nef unique. Sans ces structures, le regard risquerait de se perdre dans les volumes de l’ancien hospice. Les cimaises créent des séquences de visite, des respirations et des points de vue qui facilitent la lecture des six sections de l’exposition.

Enfin, ces structures contribuent à la dimension pédagogique de l’exposition. En organisant les œuvres, les archives, les peintures, les céramiques et le métier à tisser selon un parcours cohérent, elles accompagnent le récit consacré à la manufacture Werniers, à ses techniques et à son histoire. La scénographie gagne ainsi en lisibilité et en confort de visite.

QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE

Quel rôle jouent les cimaises dans la scénographie de l’exposition ?
Les cimaises permettent de structurer l’espace et d’organiser le parcours de visite. Elles créent des surfaces adaptées à l’accrochage des tapisseries tout en guidant naturellement le regard du visiteur à travers les différentes sections de l’exposition.

La scénographie cherche-t-elle à mettre en avant les œuvres ou le lieu ?
Les deux. La scénographie a été conçue pour valoriser les tapisseries tout en préservant la visibilité de l’architecture historique de l’Hospice Comtesse. Les dispositifs d’exposition dialoguent avec le bâtiment plutôt que de le masquer.

Pourquoi la collaboration avec l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille est-elle intéressante ?
Cette collaboration a permis de porter un regard neuf sur l’espace muséal. Les étudiants ont imaginé une scénographie qui répond à la fois aux contraintes patrimoniales du lieu et aux besoins de présentation des œuvres textiles.

La scénographie favorise-t-elle l’immersion du visiteur ?
Oui. Le dialogue entre les tapisseries, l’architecture ancienne et les différents dispositifs de médiation crée une atmosphère qui plonge le visiteur dans l’univers du textile lillois du XVIIIe siècle.

Quel est le principal point fort de cette scénographie ?
Sa capacité à concilier trois objectifs : respecter l’architecture historique de l’Hospice Comtesse, mettre en valeur des tapisseries monumentales et proposer un parcours clair et pédagogique pour les visiteurs.


Fragment d’Oeuvre

Trésors de laine & de soie




Le Chris et le centenier

Manufacture de Guillaume Werniers, 1735-1737, Lille, Musée de l’hospice comtesse

Le Chris et le centenier, laines et soies, 
1735-1737, Trésors de laine & de soie,
 Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur
Parmi les trésors présentés dans l’exposition Trésors de laine et de soie, la tapisserie Le Christ et le centenier témoigne du savoir-faire exceptionnel de la manufacture lilloise de Guillaume Werniers. Réalisée entre 1735 et 1737, cette œuvre appartient à un ensemble de six tapisseries consacrées à des épisodes du Nouveau Testament et destinées à l’église Saint-Sauveur de Lille.

La scène illustre la rencontre entre le Christ et le centenier, officier romain venu solliciter la guérison d’un proche. Ce récit biblique met en avant la foi et la confiance accordées au Christ, thèmes centraux de l’Évangile. À travers les attitudes des personnages et la composition soigneusement élaborée, la tapisserie cherche autant à émouvoir qu’à transmettre un message spirituel.


Le Chris et le centenier, laines et soies, 
1735-1737, Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur


Comme de nombreuses créations de la manufacture Werniers, l’œuvre s’inspire de cartons peints, ici réalisés d’après des compositions de Bernard-Joseph Wamps. Les lissiers ont ensuite traduit ces modèles en une riche trame de laine et de soie, donnant naissance à une image monumentale où les effets de lumière, les drapés et les expressions sont rendus avec une remarquable finesse.

Au-delà de son sujet religieux, Le Christ et le centenier rappelle le rayonnement de la tapisserie lilloise au XVIIIe siècle. Produites dans l’une des manufactures les plus importantes du nord de l’Europe, ces œuvres constituaient de véritables objets de prestige, témoignant de la richesse artistique et économique de Lille à cette époque.




L'apprentissage dans les Musées

Trésors de laine & de soie



Prenons la main du futur


Coin salon, Trésors de laine & de soie,
 Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur
Derrière ces immenses créations de laine et de soie se cache tout un patrimoine artistique et textile que le musée rend accessible aux plus jeunes grâce à différents outils de médiation.

L’exposition permet aux enfants de comprendre comment étaient fabriquées ces tapisseries monumentales, véritables objets de luxe destinés aux élites du XVIIIe siècle.

Pour accompagner cette découverte, le musée met à disposition des familles des outils adaptés aux jeunes visiteurs. Des livrets de visite, des fiches-jeux et des dispositifs de médiation permettent d’observer les œuvres autrement, en recherchant des détails, en comprenant les scènes représentées ou en découvrant 
le vocabulaire du textile.

Pour les plus jeunes

Salle d’atelier jeu, Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur


Une attention particulière est portée aux jeunes visiteurs grâce à un espace spécialement aménagé pour eux. Pensé comme un lieu de découverte et de détente, ce coin enfants permet d’aborder l’univers des tapisseries de manière ludique et accessible.

L’espace comprend aussi une sélection de livres jeunesse, permettant de prolonger la découverte à travers la lecture. Histoires, illustrations et ouvrages documentaires offrent une autre approche du textile, de l’art et de l’histoire.

Pour rendre la visite encore plus accueillante, un coin canapé a été installé au sein de l’exposition. Cet espace de repos invite les familles à prendre leur temps, à feuilleter les livres ou simplement à observer les œuvres dans une atmosphère calme et conviviale. 

 


L'apprentissage dans les musées




QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE

Pourquoi cette exposition est-elle adaptée aux enfants ?
L’exposition propose plusieurs outils de médiation spécialement pensés pour les jeunes visiteurs. Un espace dédié aux enfants permet de découvrir l’univers du textile à travers des jeux, des livres et des activités interactives.

Que peuvent apprendre les enfants dans cette exposition ?
Ils découvrent l’histoire des tapisseries, les techniques de tissage, les matériaux utilisés comme la laine et la soie.

Quel est l’intérêt du coin lecture ?
Les livres mis à disposition offrent une autre manière de découvrir le thème de l’exposition. Ils permettent d’approfondir certaines notions et d’explorer l’histoire du textile à travers des récits et des illustrations adaptés aux plus jeunes.

Pourquoi observer une tapisserie peut-il être éducatif ?
Les tapisseries racontent souvent des histoires. En les observant, les enfants apprennent à décrypter des images, à reconnaître des personnages, des animaux ou des paysages, et à comprendre les messages qu’elles transmettent.

Pourquoi avoir installé un espace détente avec des canapés ?
Cet espace permet aux familles de prendre leur temps, de discuter de ce qu’elles ont vu et de poursuivre leur découverte dans un cadre confortable et convivial.



Fragment d’Oeuvre

Trésors de laine & de soie




Métier à tisser de basse-lice

Bois, 180 x 245 x 145 cm, collection Manufacture royale de la tapisserie DeWit, Malines

Métier à tisser de basse-lice, 
Bois, 180 x 245 x 145 cm Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur

Présenté dans l’exposition « Trésors de laine & de soie » au Musée de l’Hospice Comtesse, ce métier à tisser de basse-lisse permet aux visiteurs de découvrir les coulisses de la création des grandes tapisseries du XVIIIe siècle. Véritable outil de travail des lissiers, il témoigne du savoir-faire technique et de la patience nécessaires à la réalisation de ces œuvres monumentales.

Contrairement au métier de haute-lisse, où le tissage s’effectue verticalement, le métier de basse-lisse est installé horizontalement. Le lissier travaille au-dessus des fils de chaîne, entrecroisant minutieusement les fils de laine et de soie afin de faire apparaître peu à peu les motifs de la tapisserie. Chaque détail, chaque couleur et chaque nuance demandent une précision remarquable ainsi que des mois, voire des années de travail.


Métier à tisser de basse-lice, Bois, 
180 x 245 x 145 cm Trésors de laine & de soie, 
Musée de l’hospice comtesse, lille, ©Photographie de l’auteur



Prêté par la Manufacture royale De Wit, institution reconnue pour son expertise dans la conservation et la restauration des tapisseries anciennes, cet objet permet de mieux comprendre les techniques employées dans les ateliers de Guillaume Werniers et de Catherine Ghuys, dont les créations sont au cœur de l’exposition.

Au-delà de sa fonction utilitaire, ce métier à tisser rappelle que chaque tapisserie est le fruit d’un travail collectif associant dessinateurs, cartonniers et lissiers. Il met en lumière la richesse des savoir-faire textiles qui ont contribué au rayonnement de Lille comme grand centre de production de tapisseries au XVIIIe siècle.










DÉTAIL  DE L'EXPOSITION : 

Musée de l’Hospice Comtesse, ©LilleAddict


Lieux : Musée de l’hospice comtesse 
Collection temporaire 
Commissaire générale : J.Singer, F.Raymond, P-F.Bertrand, H.Lobir 
Date : Du 29 Avril au 11 Octobre 2026

Source : https://www.calameo.com/read/00749283476f992 53ca46



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