GAZETTE 010 - Dragon, Varan & Chimères
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N’010 – 28 Juin, 2026
La Gazette des Expos
CALAIS
COLLECTION TEMPORAIRE
À travers trois espaces, l'exposition retrace la création des machines de la Compagnie La Machine. Croquis, maquettes et ateliers de fabrication révèlent comment artistes, artisans et ingénieurs donnent vie aux impressionnantes créatures mécaniques devenues les symboles de Calais.
NOTRE AVIS :
Notre avis sur l'exposition est très positif. Nous avons particulièrement apprécié de découvrir ce parcours en dehors d'un cadre muséal traditionnel, ce qui apporte une expérience originale et immersive. Le Fort Risban se prête parfaitement à cette exposition, et la scénographie dialogue harmonieusement avec l'architecture du lieu. Cette association entre patrimoine et création renforce l'immersion et donne tout son sens au parcours proposé.N’010 – 28 Juin, 2026
Dragon, Varan & Chimères
Que se cache-t-il derrière les impressionnantes machines qui parcourent les rues de Calais ? Avec Dragon, Varan et Chimères, la Compagnie La Machine invite le public à franchir les portes de son univers créatif.
Pensée comme un véritable parcours, l'exposition conduit les visiteurs à travers trois espaces complémentaires. Dessins originaux, croquis, maquettes, photographies et documents de travail dévoilent les premières étapes de la création, tandis que les remparts du fort racontent l'intégration de ces machines monumentales dans le paysage calaisien. Enfin, la Poudrière, exceptionnellement ouverte au public, révèle les secrets de fabrication de ces géants mécaniques : travail du bois, de l'acier, de la peinture, des costumes et de la mécanique.
L'exposition met également en lumière le savoir-faire collectif qui se cache derrière chaque créature. Artistes, ingénieurs, machinistes, menuisiers, soudeurs ou peintres travaillent ensemble pour transformer un simple dessin en une machine capable de marcher, de respirer et d'émerveiller des milliers de spectateurs. Elle rappelle aussi le lien fort qui unit la Compagnie La Machine à la ville de Calais depuis l'arrivée du Dragon en 2019.
À la fois artistique, technique et immersive, Dragon, Varan et Chimères permet de porter un nouveau regard sur ces créatures devenues emblématiques de Calais. Plus qu'une exposition, c'est une invitation à découvrir les coulisses d'une aventure humaine où l'imagination, l'innovation et le patrimoine se rencontrent pour donner vie à un véritable bestiaire mécanique.
Pensée comme un véritable parcours, l'exposition conduit les visiteurs à travers trois espaces complémentaires. Dessins originaux, croquis, maquettes, photographies et documents de travail dévoilent les premières étapes de la création, tandis que les remparts du fort racontent l'intégration de ces machines monumentales dans le paysage calaisien. Enfin, la Poudrière, exceptionnellement ouverte au public, révèle les secrets de fabrication de ces géants mécaniques : travail du bois, de l'acier, de la peinture, des costumes et de la mécanique.
L'exposition met également en lumière le savoir-faire collectif qui se cache derrière chaque créature. Artistes, ingénieurs, machinistes, menuisiers, soudeurs ou peintres travaillent ensemble pour transformer un simple dessin en une machine capable de marcher, de respirer et d'émerveiller des milliers de spectateurs. Elle rappelle aussi le lien fort qui unit la Compagnie La Machine à la ville de Calais depuis l'arrivée du Dragon en 2019.
À la fois artistique, technique et immersive, Dragon, Varan et Chimères permet de porter un nouveau regard sur ces créatures devenues emblématiques de Calais. Plus qu'une exposition, c'est une invitation à découvrir les coulisses d'une aventure humaine où l'imagination, l'innovation et le patrimoine se rencontrent pour donner vie à un véritable bestiaire mécanique.
QUESTIONS/RÉPONSES SUR L'EXPOSITION
Qui est à l'origine du Dragon de Calais ?
Le Dragon de Calais a été imaginé par François Delarozière, directeur artistique de la Compagnie La Machine. Son travail mêle architecture, ingénierie, spectacle vivant et univers fantastique pour donner vie à d'immenses créatures mécaniques.
Combien de métiers participent à la création de ces machines ?
La réalisation d'une machine mobilise de nombreux savoir-faire : dessinateurs, menuisiers, soudeurs, mécaniciens, peintres, costumiers, ingénieurs et techniciens travaillent ensemble pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Pourquoi l'exposition est-elle installée au Fort Risban ?
Le Fort Risban fait partie du paysage du front de mer de Calais, où évoluent le Dragon et le Varan. Son architecture militaire offre un cadre idéal pour raconter la rencontre entre patrimoine historique et création contemporaine.
Quel est le message de l'exposition ?
L'exposition montre que derrière ces géants mécaniques se cachent des centaines d'heures de création, un savoir-faire exceptionnel et une collaboration entre artistes, ingénieurs et artisans. Elle invite à découvrir tout le travail qui transforme un rêve en réalité.
Le Dragon de Calais a été imaginé par François Delarozière, directeur artistique de la Compagnie La Machine. Son travail mêle architecture, ingénierie, spectacle vivant et univers fantastique pour donner vie à d'immenses créatures mécaniques.
Combien de métiers participent à la création de ces machines ?
La réalisation d'une machine mobilise de nombreux savoir-faire : dessinateurs, menuisiers, soudeurs, mécaniciens, peintres, costumiers, ingénieurs et techniciens travaillent ensemble pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Pourquoi l'exposition est-elle installée au Fort Risban ?
Le Fort Risban fait partie du paysage du front de mer de Calais, où évoluent le Dragon et le Varan. Son architecture militaire offre un cadre idéal pour raconter la rencontre entre patrimoine historique et création contemporaine.
Quel est le message de l'exposition ?
L'exposition montre que derrière ces géants mécaniques se cachent des centaines d'heures de création, un savoir-faire exceptionnel et une collaboration entre artistes, ingénieurs et artisans. Elle invite à découvrir tout le travail qui transforme un rêve en réalité.
Fragment d’Oeuvre
Dragon, Varan & Chimères
LaMachine,950x300mètres, Bois,acier,2013
Présenté allongé dans toute sa longueur, l'animal conserve une présence saisissante. Sa peau épaisse, aux écailles puissantes, révèle les caractéristiques qui ont permis à cette espèce de traverser les âges. Malgré son état de conservation, le crocodile semble encore animé d'une force primitive, rappelant qu'il appartient à l'une des plus anciennes lignées de reptiles encore vivantes.
LaMachine,950x300mètres, Bois,acier,2013
Face à cette impressionnante dépouille, le visiteur est partagé entre admiration et étonnement. Le crocodile devient presque un pécimen naturalisé : il incarne la rencontre entre la curiosité et le désir de comprendre un monde animal aussi ancien que fascinant.
Focus Scénographie
Dragon, Varan & Chimère
Plonger dans l’espace

Morceaux du plan de l’exposition, Dragon, Varan et chimères, Fort Risban, Calais, ©Mémoire de M2, Z.Levray
Présentée au Fort Risban, l’exposition Dragon, Varan et Chimères se distingue par une scénographie qui dépasse le cadre d'une salle d'exposition traditionnelle. Pensée comme un véritable parcours, elle se déploie dans trois espaces complémentaires : le Logis du Major, les remparts du Fort Risban et la Poudrière. Cette organisation invite le visiteur à suivre, étape après étape, le processus de création des créatures monumentales de la Compagnie La Machine.L'un des principaux points forts de cette scénographie réside dans sa dimension narrative. Plutôt que de juxtaposer des œuvres, elle raconte une histoire : celle d'une idée qui naît sur le papier, prend forme dans les ateliers, puis devient un spectacle vivant dans les rues de Calais. Chaque espace correspond à une étape de cette transformation, donnant au visiteur le sentiment de suivre la naissance des machines du premier trait de crayon jusqu'à leur mise en mouvement.
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Morceaux du plan de l’exposition, Dragon, Varan et chimères, Fort Risban, Calais, ©Mémoire de M2, Z.Levray |
L'un des principaux points forts de cette scénographie réside dans sa dimension narrative. Plutôt que de juxtaposer des œuvres, elle raconte une histoire : celle d'une idée qui naît sur le papier, prend forme dans les ateliers, puis devient un spectacle vivant dans les rues de Calais. Chaque espace correspond à une étape de cette transformation, donnant au visiteur le sentiment de suivre la naissance des machines du premier trait de crayon jusqu'à leur mise en mouvement.
La Poudrière une scénographie :
qui plonge dans les coulisses
Poudrière du Fort Risban , ©Photographie de l’auteur
Au sein de l’exposition Dragon, Varan et Chimères, la Poudrière du Fort Risban constitue sans doute l’espace scénographique le plus immersif. Ancien bâtiment militaire, rarement ouvert au public, elle est transformée en une véritable salle d'exposition consacrée à la fabrication des machines de la Compagnie La Machine. Le lieu ne présente plus seulement des œuvres : il raconte leur naissance.
La scénographie s'appuie intelligemment sur l'architecture de la Poudrière. Ses murs épais, son ambiance minérale et son caractère brut rappellent l'univers de l'atelier et de l'industrie. Cette atmosphère crée un contraste intéressant avec le monde imaginaire des dragons et des chimères : derrière la poésie des spectacles se cachent un travail technique, des savoir-faire artisanaux et une longue phase de conception.
L'un des éléments les plus marquants est la frise photographique circulaire qui retrace, mois après mois, les différentes étapes de construction du Dragon de Calais.
Dans les coulisses de la scénographie
LES REMPARTS DU FORT RISBAN : UNE SCÉNOGRAPHIE À CIEL OUVERT
LES REMPARTS DU FORT RISBAN : UNE SCÉNOGRAPHIE À CIEL OUVERT
L’un des partis pris les plus originaux de l’exposition Dragon, Varan et Chimères est d’investir les remparts du Fort Risban comme un véritable espace scénographique. Plutôt que de concentrer l’ensemble des œuvres à l’intérieur des bâtiments, les concepteurs ont choisi de prolonger le parcours à l’extérieur, transformant les fortifications en une galerie à ciel ouvert. Cette promenade constitue la transition entre le Logis du Major, consacré à l’imaginaire de François Delaroziere, et la Poudrière, dédiée à la fabrication des machines.
Ce choix présente plusieurs intérêts. Tout d’abord, il permet de rompre avec le rythme d’une exposition classique. En quittant un espace clos pour parcourir les remparts, le visiteur bénéficie d’un temps de respiration. Cette déambulation offre de nouveaux points de vue sur le fort, le port et le littoral de Calais, tout en poursuivant le récit de l’exposition.
Les œuvres présentées sur les remparts croquis, plans d’aménagement et illustrations trouvent également tout leur sens dans cet environnement. Elles racontent non seulement la création des machines, mais aussi leur intégration dans le paysage urbain de Calais. Les visiteurs découvrent comment le Dragon, le futur Varan et les autres créatures ont été pensés en lien avec le territoire. Observer ces documents tout en surplombant la ville permet de mieux comprendre cette réflexion urbaine.
Ce choix présente plusieurs intérêts. Tout d’abord, il permet de rompre avec le rythme d’une exposition classique. En quittant un espace clos pour parcourir les remparts, le visiteur bénéficie d’un temps de respiration. Cette déambulation offre de nouveaux points de vue sur le fort, le port et le littoral de Calais, tout en poursuivant le récit de l’exposition.
Les œuvres présentées sur les remparts croquis, plans d’aménagement et illustrations trouvent également tout leur sens dans cet environnement. Elles racontent non seulement la création des machines, mais aussi leur intégration dans le paysage urbain de Calais. Les visiteurs découvrent comment le Dragon, le futur Varan et les autres créatures ont été pensés en lien avec le territoire. Observer ces documents tout en surplombant la ville permet de mieux comprendre cette réflexion urbaine.
QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE
Pourquoi l'exposition est-elle répartie dans plusieurs espaces du Fort Risban ??
La scénographie a été pensée comme un parcours. Chaque espace raconte une étape différente de la création des machines : le Logis du Major présente l'imaginaire et les dessins, les remparts montrent l'intégration des créatures dans le paysage de Calais, tandis que la Poudrière dévoile les coulisses de leur fabrication.
Quel est l'intérêt d'utiliser les remparts comme espace d'exposition ?
Les remparts offrent une galerie à ciel ouvert qui relie les différentes parties de l'exposition. Ils permettent également aux visiteurs de découvrir les plans et les croquis tout en observant le territoire dans lequel le Dragon et le Varan évoluent.
Quel rôle joue la Poudrière dans la scénographie ?
La Poudrière représente les coulisses de la création. On y découvre les étapes de fabrication des machines, les matériaux utilisés, les photographies des ateliers et les costumes des machinistes. Elle montre que derrière la magie des spectacles se cache un important travail artisanal.
En quoi cette scénographie est-elle différente d'une exposition classique ?
Elle raconte une histoire. Au lieu de simplement présenter des œuvres, elle fait découvrir toutes les étapes de création : de l'esquisse à la fabrication, jusqu'à l'intégration des machines dans la ville.
La scénographie a été pensée comme un parcours. Chaque espace raconte une étape différente de la création des machines : le Logis du Major présente l'imaginaire et les dessins, les remparts montrent l'intégration des créatures dans le paysage de Calais, tandis que la Poudrière dévoile les coulisses de leur fabrication.
Quel est l'intérêt d'utiliser les remparts comme espace d'exposition ?
Les remparts offrent une galerie à ciel ouvert qui relie les différentes parties de l'exposition. Ils permettent également aux visiteurs de découvrir les plans et les croquis tout en observant le territoire dans lequel le Dragon et le Varan évoluent.
Quel rôle joue la Poudrière dans la scénographie ?
La Poudrière représente les coulisses de la création. On y découvre les étapes de fabrication des machines, les matériaux utilisés, les photographies des ateliers et les costumes des machinistes. Elle montre que derrière la magie des spectacles se cache un important travail artisanal.
En quoi cette scénographie est-elle différente d'une exposition classique ?
Elle raconte une histoire. Au lieu de simplement présenter des œuvres, elle fait découvrir toutes les étapes de création : de l'esquisse à la fabrication, jusqu'à l'intégration des machines dans la ville.
Fragment d’Oeuvre
Dragon, Varan & Chimères
Présentée dans la Poudrière du Fort Risban, cette impressionnante maquette des ailes du Dragon des Mers dévoile l'une des étapes essentielles de la conception des créatures monumentales imaginées par la Compagnie La Machine. Plus qu'un simple prototype, elle révèle le long travail de recherche qui précède la naissance d'une machine spectaculaire. L'exposition met précisément en lumière les coulisses de la fabrication du Dragon de Calais et de ses créatures, en exposant maquettes, essais techniques et matériaux de construction.

Maquette des ailes du Dragon des Mers, bois sculpté et tissus, 340 cm ouverte, Poudrière, Dragon, Varan & Chimères, Fort Risban, Calais, © Photographie de l’auteur
Déployées sur 3,40 mètres d'envergure, ces ailes associent une structure en bois sculpté à une membrane textile tendue. Leur conception illustre la rencontre entre ingénierie et artisanat : chaque élément est pensé pour conjuguer solidité, légèreté et expressivité. Les articulations, les câbles et les points de tension, laissés volontairement visibles, témoignent de la précision mécanique nécessaire pour donner l'illusion d'un véritable battement d'ailes.
Exposée à plat, la maquette invite le visiteur à observer ce qui reste habituellement invisible lors des spectacles. Elle révèle le patient travail d'expérimentation mené par les équipes de la Compagnie La Machine, où chaque détail est testé afin de reproduire avec justesse les mouvements d'un animal imaginaire.
Présentée dans la Poudrière du Fort Risban, cette impressionnante maquette des ailes du Dragon des Mers dévoile l'une des étapes essentielles de la conception des créatures monumentales imaginées par la Compagnie La Machine. Plus qu'un simple prototype, elle révèle le long travail de recherche qui précède la naissance d'une machine spectaculaire. L'exposition met précisément en lumière les coulisses de la fabrication du Dragon de Calais et de ses créatures, en exposant maquettes, essais techniques et matériaux de construction.
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Maquette des ailes du Dragon des Mers, bois sculpté et tissus, 340 cm ouverte, Poudrière, Dragon, Varan & Chimères, Fort Risban, Calais, © Photographie de l’auteur |
Déployées sur 3,40 mètres d'envergure, ces ailes associent une structure en bois sculpté à une membrane textile tendue. Leur conception illustre la rencontre entre ingénierie et artisanat : chaque élément est pensé pour conjuguer solidité, légèreté et expressivité. Les articulations, les câbles et les points de tension, laissés volontairement visibles, témoignent de la précision mécanique nécessaire pour donner l'illusion d'un véritable battement d'ailes.
Exposée à plat, la maquette invite le visiteur à observer ce qui reste habituellement invisible lors des spectacles. Elle révèle le patient travail d'expérimentation mené par les équipes de la Compagnie La Machine, où chaque détail est testé afin de reproduire avec justesse les mouvements d'un animal imaginaire.










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