Gazette 017 - Songes de Papier
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N’017 – 20 Septembre, 2026
La Gazette des Expos
COLLÉGIALE SAINT-MARTIN
COLLECTION TEMPORAIRE
Connu pour son univers graphique à la fois poétique, étrange et mystérieux, Benjamin Lacombe donne une nouvelle vie à de nombreux personnages issus des contes et de la littérature. Ses illustrations jouent avec les contrastes, les regards, les couleurs et les détails, créant des images qui semblent parfois sortir directement d'un rêve. L’exposition permet ainsi de découvrir les différentes facettes de son travail et de comprendre comment une illustration prend progressivement vie.
NOTRE AVIS : Notre avis sur cette exposition est très positif. Nous avons particulièrement apprécié la scénographie, qui permet de passer progressivement d’un univers imaginaire à un autre, comme si chaque espace ouvrait une nouvelle porte vers l’univers de Benjamin Lacombe. Nous avons également beaucoup aimé la découverte des espaces souterrains de la collégiale, notamment la crypte, où les projections apportent une dimension encore plus immersive à la visite. Ce changement d’ambiance nous a particulièrement surpris et a permis de découvrir l’exposition sous un autre regard.
N’017 – 20 Septembre, 2026
Notre avis sur cette exposition est très positif. Nous avons particulièrement apprécié la scénographie, qui permet de passer progressivement d’un univers imaginaire à un autre, comme si chaque espace ouvrait une nouvelle porte vers l’univers de Benjamin Lacombe. Nous avons également beaucoup aimé la découverte des espaces souterrains de la collégiale, notamment la crypte, où les projections apportent une dimension encore plus immersive à la visite. Ce changement d’ambiance nous a particulièrement surpris et a permis de découvrir l’exposition sous un autre regard.
Songes de papier
Le parcours est organisé par grands univers et présente des originaux, des illustrations, des planches et différents objets. Parmi les temps forts de l’exposition figurait notamment la présentation, en avant- première, de planches originales de Gatsby le Magnifique, alors que l’album devait paraître en octobre 2025 chez Gallimard.
Mais Songes de papier ne se contente pas d'accrocher des dessins aux murs. La scénographie cherche à faire entrer le visiteur dans l'imaginaire de l'artiste. Deux ambiances sonores, inspirées de la nature et des Années folles, ainsi que deux ambiances olfactives autour du Japon et de la nature, complètent le parcours. Le visiteur est ainsi invité à regarder, mais aussi à écouter et à sentir.
La Collégiale Saint-Martin joue elle aussi un rôle essentiel dans cette expérience. Les dessins contemporains de Benjamin Lacombe prennent place dans un monument historique, créant un contraste intéressant entre les vieilles pierres et l’univers fantastique de l’artiste. Le parcours se prolonge jusque dans la crypte, faisant de l’architecture elle-même un élément de la visite.
Avec Songes de papier, la Collégiale propose donc bien plus qu’une simple rétrospective. L’exposition nous rappelle que l’illustration peut être un véritable territoire artistique, capable de faire ressurgir les souvenirs de l’enfance tout en nous entraînant vers des mondes étranges, merveilleux et parfois inquiétants. Une invitation à laisser, le temps d’une visite, notre imagination prendre le dessus.
Le parcours est organisé par grands univers et présente des originaux, des illustrations, des planches et différents objets. Parmi les temps forts de l’exposition figurait notamment la présentation, en avant- première, de planches originales de Gatsby le Magnifique, alors que l’album devait paraître en octobre 2025 chez Gallimard.
Mais Songes de papier ne se contente pas d'accrocher des dessins aux murs. La scénographie cherche à faire entrer le visiteur dans l'imaginaire de l'artiste. Deux ambiances sonores, inspirées de la nature et des Années folles, ainsi que deux ambiances olfactives autour du Japon et de la nature, complètent le parcours. Le visiteur est ainsi invité à regarder, mais aussi à écouter et à sentir.
La Collégiale Saint-Martin joue elle aussi un rôle essentiel dans cette expérience. Les dessins contemporains de Benjamin Lacombe prennent place dans un monument historique, créant un contraste intéressant entre les vieilles pierres et l’univers fantastique de l’artiste. Le parcours se prolonge jusque dans la crypte, faisant de l’architecture elle-même un élément de la visite.
Avec Songes de papier, la Collégiale propose donc bien plus qu’une simple rétrospective. L’exposition nous rappelle que l’illustration peut être un véritable territoire artistique, capable de faire ressurgir les souvenirs de l’enfance tout en nous entraînant vers des mondes étranges, merveilleux et parfois inquiétants. Une invitation à laisser, le temps d’une visite, notre imagination prendre le dessus.
QUESTIONS/RÉPONSES SUR L'EXPOSITION
Qui est Benjamin Lacombe ?
Benjamin Lacombe est un illustrateur et auteur français né en 1982. Il est notamment connu pour ses albums illustrés, dans lesquels il développe un univers reconnaissable, à la fois poétique, fantastique, sombre et inspiré des contes.
Pourquoi l’exposition s’appelle-t-elle Songes de papier ?
Le titre fait référence à la manière dont Benjamin Lacombe transforme le papier en véritable espace de rêve. Ses dessins nous transportent dans des mondes imaginaires peuplés de personnages mystérieux, de créatures fantastiques et de paysages oniriques.
D'où vient son inspiration ?
L'artiste puise son inspiration dans de nombreuses sources : les contes, la littérature, le cinéma, la nature, le fantastique mais aussi les cultures étrangères, notamment l'esthétique japonaise.
Pourquoi les œuvres semblent-elles parfois très détaillées ?
Le détail occupe une place importante dans son travail. Les vêtements, les décors, les végétaux et les expressions des personnages sont travaillés avec précision afin de créer des univers dans lesquels le regard peut se perdre.
Benjamin Lacombe est un illustrateur et auteur français né en 1982. Il est notamment connu pour ses albums illustrés, dans lesquels il développe un univers reconnaissable, à la fois poétique, fantastique, sombre et inspiré des contes.
Pourquoi l’exposition s’appelle-t-elle Songes de papier ?
Le titre fait référence à la manière dont Benjamin Lacombe transforme le papier en véritable espace de rêve. Ses dessins nous transportent dans des mondes imaginaires peuplés de personnages mystérieux, de créatures fantastiques et de paysages oniriques.
D'où vient son inspiration ?
L'artiste puise son inspiration dans de nombreuses sources : les contes, la littérature, le cinéma, la nature, le fantastique mais aussi les cultures étrangères, notamment l'esthétique japonaise.
Pourquoi les œuvres semblent-elles parfois très détaillées ?
Le détail occupe une place importante dans son travail. Les vêtements, les décors, les végétaux et les expressions des personnages sont travaillés avec précision afin de créer des univers dans lesquels le regard peut se perdre.
Fragment d’Oeuvre
Songes de Papier
La Petite Sirène
Benjamin Lacombe, 2022
La Petite Sirène
Benjamin Lacombe, 2022
Avec La Petite Sirène, Benjamin Lacombe revisite l’un des contes les plus célèbres de la littérature, celui imaginé par Hans Christian Andersen. L’artiste propose une interprétation à la fois délicate, sombre et profondément onirique de ce récit, loin de l’image uniquement féerique que l’on peut avoir de la sirène. Son univers graphique donne au personnage une présence presque hypnotique, où la beauté se mêle à une certaine mélancolie.
L’exposition Songes de papier, présentée à la Collégiale Saint-Martin d’Angers du 20 septembre 2025 au 1er février 2026, réunissait plus d’une centaine d’originaux de Benjamin Lacombe. Elle explorait plusieurs de ses univers de prédilection : l’enfance, les contes, le Japon, la nature et les mondes fantastiques.
La Petite Sirène occupe une place particulière dans l’imaginaire de Lacombe. Être hybride, elle appartient simultanément à deux univers : celui de la mer et celui des humains. Cette dualité rejoint l’un des thèmes essentiels du conte d’Andersen : le désir de devenir autre, de franchir une frontière et de découvrir un monde auquel on n’appartient pas totalement.
Chez Lacombe, cette dimension de passage est renforcée par le travail de la lumière, des couleurs et des contrastes. L’univers marin devient un espace mystérieux, presque surnaturel, dans lequel les personnages semblent évoluer entre rêve et réalité. La mer n’est alors plus simplement un décor : elle devient un véritable monde intérieur.
L’exposition Songes de papier, présentée à la Collégiale Saint-Martin d’Angers du 20 septembre 2025 au 1er février 2026, réunissait plus d’une centaine d’originaux de Benjamin Lacombe. Elle explorait plusieurs de ses univers de prédilection : l’enfance, les contes, le Japon, la nature et les mondes fantastiques.
Chez Lacombe, cette dimension de passage est renforcée par le travail de la lumière, des couleurs et des contrastes. L’univers marin devient un espace mystérieux, presque surnaturel, dans lequel les personnages semblent évoluer entre rêve et réalité. La mer n’est alors plus simplement un décor : elle devient un véritable monde intérieur.
Focus Scénographie
Songes de Papier
Plonger dans l’espace
L’un des aspects les plus singuliers de la scénographie de Songes de papier est son caractère sensoriel. L’exposition ne cherche pas uniquement à montrer les originaux de Benjamin Lacombe : elle tente de faire ressentir les différents univers dans lesquels ses illustrations prennent vie. Plus d’une centaine d’œuvres sont réparties par thèmes dans l’ensemble de la Collégiale Saint-Martin, jusqu’à la crypte, transformant le monument lui-même en véritable terrain d’exploration.
Ce qui rend cette approche particulièrement intéressante est l'utilisation de deux ambiances sonores et de deux ambiances olfactives personnalisées. Les univers de la nature et du Japon sont notamment accompagnés de senteurs pensées pour prolonger l'expérience visuelle. La scénographie ne sollicite donc plus seulement le regard : elle fait également appel à l'ouïe et à l'odorat. Le visiteur est ainsi invité à entrer littéralement dans les mondes imaginaires de l'illustrateur.
Ce qui rend cette approche particulièrement intéressante est l'utilisation de deux ambiances sonores et de deux ambiances olfactives personnalisées. Les univers de la nature et du Japon sont notamment accompagnés de senteurs pensées pour prolonger l'expérience visuelle. La scénographie ne sollicite donc plus seulement le regard : elle fait également appel à l'ouïe et à l'odorat. Le visiteur
La crypte : quand l’exposition quitte le monde du dessus
L’un des choix scénographiques les plus intéressants de Songes de papier est l’installation d’œuvres de Benjamin Lacombe dans la crypte archéologique de la Collégiale Saint-Martin. Le dossier de presse présente d’ailleurs ce passage comme un moment incontournable du parcours.Cette décision est particulièrement forte car la crypte possède déjà une identité très marquée : elle conserve des vestiges de l’occupation antique d’Angers ainsi que ceux des premiers édifices religieux construits sur le site. Le visiteur passe donc d’un espace consacré à l’illustration contemporaine à un lieu profondément lié à l’histoire et à l’archéologie.
La présence des personnages de Lacombe dans cet environnement crée alors un contraste presque irréel. Les illustrations, issues notamment de ses univers fantastiques et merveilleux, prennent une autre dimension au milieu des pierres anciennes et des vestiges archéologiques. Le lieu semble devenir une sorte de décor supplémentaire pour les œuvres : les personnages ne sont plus simplement accrochés dans une exposition, ils paraissent avoir investi un espace chargé d'histoires.
Dans les coulisses de la scénographie
QUAND LA SCÉNOGRAPHIE FAIT ENTRER LE VISITEUR DANS L’UNIVERS DE BENJAMIN LACOMBE
QUAND LA SCÉNOGRAPHIE FAIT ENTRER LE VISITEUR DANS L’UNIVERS DE BENJAMIN LACOMBE
Cette volonté d'immersion est renforcée par le dialogue entre les œuvres et l'architecture de la Collégiale. Les kakemonos en tissu installés dans le monument évoquent notamment les tapisseries médiévales et créent un lien intéressant entre l'univers graphique contemporain de Lacombe et l'histoire du bâtiment. La scénographie joue ainsi sur les formes, les volumes et les matières, plutôt que de simplement aligner les illustrations sur des murs.
Le passage par la crypte constitue également un moment particulier du parcours. Le dossier de presse présente ce passage comme un élément incontournable de la visite : le changement d'espace permet de créer une rupture d'atmosphère et participe à cette impression de traverser plusieurs mondes.
Cette scénographie est finalement intéressante parce qu'elle transforme une exposition d'illustrations en expérience immersive et narrative. Les œuvres restent au centre, mais le son, les odeurs, les tissus, l'architecture et les changements d'espaces viennent construire autour d'elles une véritable atmosphère. Songes de papier porte ainsi particulièrement bien son nom : le visiteur ne se contente pas de regarder les songes de Benjamin Lacombe, il est invité à y entrer.
Le passage par la crypte constitue également un moment particulier du parcours. Le dossier de presse présente ce passage comme un élément incontournable de la visite : le changement d'espace permet de créer une rupture d'atmosphère et participe à cette impression de traverser plusieurs mondes.
Cette scénographie est finalement intéressante parce qu'elle transforme une exposition d'illustrations en expérience immersive et narrative. Les œuvres restent au centre, mais le son, les odeurs, les tissus, l'architecture et les changements d'espaces viennent construire autour d'elles une véritable atmosphère. Songes de papier porte ainsi particulièrement bien son nom : le visiteur ne se contente pas de regarder les songes de Benjamin Lacombe, il est invité à y entrer.
QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA SCÉNOGRAPHIE
Pourquoi avoir choisi la Collégiale Saint-Martin comme lieu d’exposition ?
Le choix de la Collégiale est loin d’être anodin. Le bâtiment historique et monumental crée un contraste avec l’univers graphique de Benjamin Lacombe. La scénographie exploite justement cette rencontre entre la pierre ancienne et l’illustration contemporaine, entre patrimoine et imaginaire. Le lieu devient ainsi davantage qu'un simple contenant : il participe à l'expérience de visite.
QComment les œuvres de Benjamin Lacombe sont-elles intégrées à l’architecture ?
Les œuvres sont réparties dans différents espaces de la Collégiale afin de créer une véritable déambulation. La scénographie joue notamment avec les formes et les volumes du monument. Les kakemonos en tissu rappellent les tapisseries médiévales et permettent de créer un dialogue intéressant entre l'univers de Lacombe et l'histoire du bâtiment.
Pourquoi peut-on parler d’une exposition « immersive » ?
Parce que la scénographie ne sollicite pas uniquement le regard. Le dossier de presse annonce notamment deux ambiances sonores, autour de la nature et des Années folles, ainsi que deux ambiances olfactives, associées au Japon et à la nature. Le visiteur est donc plongé dans différents univers par plusieurs sens.
Pourquoi la crypte fait-elle partie du parcours ?
La crypte archéologique constitue une véritable rupture scénographique. Elle permet de faire descendre physiquement le visiteur dans un espace beaucoup plus ancien, marqué par les vestiges antiques et les premiers édifices religieux du site. Cette rencontre entre les illustrations contemporaines et les traces archéologiques crée un contraste particulièrement fort.
Le choix de la Collégiale est loin d’être anodin. Le bâtiment historique et monumental crée un contraste avec l’univers graphique de Benjamin Lacombe. La scénographie exploite justement cette rencontre entre la pierre ancienne et l’illustration contemporaine, entre patrimoine et imaginaire. Le lieu devient ainsi davantage qu'un simple contenant : il participe à l'expérience de visite.
QComment les œuvres de Benjamin Lacombe sont-elles intégrées à l’architecture ?
Les œuvres sont réparties dans différents espaces de la Collégiale afin de créer une véritable déambulation. La scénographie joue notamment avec les formes et les volumes du monument. Les kakemonos en tissu rappellent les tapisseries médiévales et permettent de créer un dialogue intéressant entre l'univers de Lacombe et l'histoire du bâtiment.
Pourquoi peut-on parler d’une exposition « immersive » ?
Parce que la scénographie ne sollicite pas uniquement le regard. Le dossier de presse annonce notamment deux ambiances sonores, autour de la nature et des Années folles, ainsi que deux ambiances olfactives, associées au Japon et à la nature. Le visiteur est donc plongé dans différents univers par plusieurs sens.
Pourquoi la crypte fait-elle partie du parcours ?
La crypte archéologique constitue une véritable rupture scénographique. Elle permet de faire descendre physiquement le visiteur dans un espace beaucoup plus ancien, marqué par les vestiges antiques et les premiers édifices religieux du site. Cette rencontre entre les illustrations contemporaines et les traces archéologiques crée un contraste particulièrement fort.
Fragment d’Oeuvre
Songes de Papier
La Petite Sirène
Benjamin Lacombe, Songes de papiers, Collégiales Saint
La Petite Sirène
Benjamin Lacombe, Songes de papiers, Collégiales Saint
Au cœur de l’exposition « Songes de papier », Benjamin Lacombe invite le visiteur à redécouvrir des personnages familiers de la littérature et des contes. Parmi eux, La Petite Sirène occupe une place particulière. Présentée ici sous la forme d'une sculpture, elle semble sortir directement des illustrations de l’artiste pour prendre possession de l’espace de la Collégiale Saint-Martin.
La sculpture représente une jeune sirène à la chevelure rousse, à la peau pâle et à la longue queue aux nuances bleutées. Elle est installée au milieu d’un véritable décor sous-marin : de grands éléments rouges évoquant des coraux l’entourent et accentuent le contraste avec les tonalités froides de son corps. Placée derrière une paroi transparente, la figure semble ainsi enfermée dans une sorte de petit monde aquatique, comme si le visiteur observait une créature sous-marine à travers la surface de l’eau.
Cette représentation est directement liée au travail réalisé par Benjamin Lacombe autour du conte de Hans Christian Andersen. Son édition de La Petite Sirène, publiée chez Albin Michel en 2022, propose une nouvelle lecture du récit, accompagnée d'une traduction revisitée et d'une interprétation graphique personnelle. L’éditeur décrit notamment une petite sirène androgyne, permettant de renouveler profondément l’image traditionnelle de ce personnage.
Lacombe s'éloigne ainsi de l'image uniquement romantique ou enfantine souvent associée à la sirène. Sa créature possède quelque chose de fragile, d'étrange et presque inquiétant. Son visage très expressif et ses grands yeux donnent à la sculpture une présence presque humaine.
Cette ambiguïté est particulièrement importante dans la relecture du conte. La Petite Sirène est une créature qui cherche à changer de monde, à devenir humaine et à être aimée. Elle accepte pour cela de renoncer à sa voix et de subir une transformation douloureuse. Chez Lacombe, cette histoire devient notamment celle de la différence, du désir et de l'amour impossible. Le catalogue jeunesse d'Albin Michel présente d'ailleurs cette version comme une interprétation moderne d'un « amour empêché ».
La sculpture représente une jeune sirène à la chevelure rousse, à la peau pâle et à la longue queue aux nuances bleutées. Elle est installée au milieu d’un véritable décor sous-marin : de grands éléments rouges évoquant des coraux l’entourent et accentuent le contraste avec les tonalités froides de son corps. Placée derrière une paroi transparente, la figure semble ainsi enfermée dans une sorte de petit monde aquatique, comme si le visiteur observait une créature sous-marine à travers la surface de l’eau.
Cette représentation est directement liée au travail réalisé par Benjamin Lacombe autour du conte de Hans Christian Andersen. Son édition de La Petite Sirène, publiée chez Albin Michel en 2022, propose une nouvelle lecture du récit, accompagnée d'une traduction revisitée et d'une interprétation graphique personnelle. L’éditeur décrit notamment une petite sirène androgyne, permettant de renouveler profondément l’image traditionnelle de ce personnage.
Lacombe s'éloigne ainsi de l'image uniquement romantique ou enfantine souvent associée à la sirène. Sa créature possède quelque chose de fragile, d'étrange et presque inquiétant. Son visage très expressif et ses grands yeux donnent à la sculpture une présence presque humaine.
Cette ambiguïté est particulièrement importante dans la relecture du conte. La Petite Sirène est une créature qui cherche à changer de monde, à devenir humaine et à être aimée. Elle accepte pour cela de renoncer à sa voix et de subir une transformation douloureuse. Chez Lacombe, cette histoire devient notamment celle de la différence, du désir et de l'amour impossible. Le catalogue jeunesse d'Albin Michel présente d'ailleurs cette version comme une interprétation moderne d'un « amour empêché ».
Les Coups de cœur de la Gazette
Songes de Papier
N’1
L’Armée des femmes
Benjamin Lacombe, 2023
Parmi les œuvres qui nous ont particulièrement attirés dans Songes de papier, L’armée de femmes nous a immédiatement interpellés par la force qui se dégage de cette composition. Benjamin Lacombe représente ici un groupe de femmes guerrières, vêtues d’armures et de costumes inspirés du Japon ancien. Elles avancent ensemble, certaines portant des armes, leurs regards dirigés vers nous. Le fond doré contraste avec les teintes profondes des vêtements et des armures, donnant à la scène une dimension presque théâtrale et intemporelle.
Ce qui nous plaît particulièrement dans cette illustration, c’est justement cette représentation de femmes qui ne sont pas simplement présentes dans l’image : elles occupent l’espace, elles avancent et semblent former une véritable force collective. La diversité de leurs tenues et de leurs attitudes attire notre regard d’un personnage à l’autre. Certaines semblent plus jeunes, d’autres plus expérimentées, mais toutes paraissent participer au même mouvement. Cette réunion de figures féminines donne à l’œuvre une impression de solidarité et de puissance.
L’Armée des femmes
Ce qui nous plaît particulièrement dans cette illustration, c’est justement cette représentation de femmes qui ne sont pas simplement présentes dans l’image : elles occupent l’espace, elles avancent et semblent former une véritable force collective. La diversité de leurs tenues et de leurs attitudes attire notre regard d’un personnage à l’autre. Certaines semblent plus jeunes, d’autres plus expérimentées, mais toutes
Cette illustration fait écho au travail de Benjamin Lacombe autour de l’histoire des femmes samouraïs. Avec Sébastien Perez, il s’est notamment intéressé à ces figures longtemps restées minoritaires dans les représentations historiques et artistiques du Japon. L’ouvrage Histoires de femmes samouraïs permet ainsi de redécouvrir plusieurs de ces guerrières et les destins qui leur sont associés.
Nous avons aussi aimé la manière dont Benjamin Lacombe joue avec les codes de l’image japonaise tout en conservant son propre univers graphique. Les silhouettes très travaillées, les costumes extrêmement détaillés, les couleurs et surtout les visages donnent à chacune de ces femmes une véritable personnalité. On pourrait presque avoir envie de s'arrêter devant chaque personnage pour imaginer son histoire, son rôle et ce qui l'a conduite à rejoindre cette « armée ».
À nos yeux, L’armée de femmes est donc une œuvre qui attire d’abord par sa beauté et son foisonnement de détails, avant de nous amener à regarder autrement ces figures féminines. Derrière cette impression d’armée se dessine surtout l’idée d’un groupe de femmes fortes, réunies et déterminées, qui viennent occuper une place longtemps moins visible dans les récits historiques du Japon.
Le coin des découvertes
Songes de Papier
Les Contes d’Andersen
Les Contes d’Andersen
Le rapprochement est d’autant plus intéressant que Benjamin Lacombe a lui-même travaillé directement sur plusieurs contes d’Andersen, notamment La Petite Sirène. Son approche ne consiste pas simplement à reproduire ce que raconte le texte : l’illustration apporte une nouvelle lecture, complète les silences du récit et fait apparaître des émotions ou des interprétations que les mots ne disent pas nécessairement. Lire Andersen après avoir découvert Songes de papier permet donc de se demander comment une même histoire peut
Kafka sur le rivage
Kafka sur le rivage
Haruki Murakami, 10/18, 2011, 648 pages.
Coraline
Ce rapprochement avec Songes de papier, l’exposition consacrée à Benjamin Lacombe à la Collégiale Saint-Martin d’Angers, est particulièrement intéressant. Comme Coraline, l’exposition nous invite à franchir la frontière entre notre monde et celui de l’imaginaire. Chez Lacombe comme dans le film, le merveilleux peut être fascinant autant qu’inquiétant, nous poussant à regarder au-delà des apparences et à nous demander : comment une image peut-elle nous faire entrer dans un autre monde ?
Over the Garden Wall
Animation, 10 épisodes, 2014De : Patrick Machale et Amalia Levari
Over the Garden Wall
Dans La Forêt de l’Étrange (Over the Garden Wall), créée par Patrick McHale, deux frères se retrouvent perdus dans une forêt mystérieuse appelée « l’Inconnu ». Au fil de leur voyage, ils rencontrent des personnages étranges, des créatures fantastiques et des situations qui semblent tout droit sorties d’un vieux conte. La série, composée de dix épisodes courts, joue avec les codes du merveilleux et du conte traditionnel tout en lui donnant une atmosphère plus sombre et parfois inquiétante. Son esthétique rétro, ses décors très travaillés et son importance accordée aux images et aux ambiances en font une véritable plongée dans un univers de rêve.
Ce lien avec Songes de papier, l’exposition consacrée à Benjamin Lacombe à la Collégiale Saint-Martin d’Angers, est particulièrement intéressant puisque les deux œuvres nous invitent à franchir la frontière entre le réel et l’imaginaire. L’exposition réunissait plus d’une centaine d’œuvres autour de l’enfance, des contes, de la nature et de différents univers merveilleux, tandis que La Forêt de l’Étrange transforme elle aussi le conte en un voyage visuel et poétique. Chez Lacombe comme chez McHale, le merveilleux n’est cependant jamais totalement rassurant : il peut être beau, étrange, mélancolique ou inquiétant. Découvrir la série permet ainsi de prolonger l’expérience de Songes de papier en se demandant comment les artistes réinventent les contes pour créer de nouveaux mondes, entre rêve et étrangeté.
Coin des découvertes - Artiste
Arthur Rackham
Arthur Rackham
Arthur Rackham est une référence particulièrement intéressante à rapprocher de Benjamin Lacombe. Illustrateur britannique majeur de l’âge d’or de l’illustration, Rackham s’est notamment fait connaître grâce à ses interprétations de Peter Pan, des Contes des frères Grimm ou encore de Rip Van Winkle. Ses dessins, peuplés de créatures fantastiques, de personnages étranges et de paysages merveilleux, donnent aux contes une dimension parfois féerique, parfois inquiétante.
Le rapprochement avec Songes de papier de Benjamin Lacombe est donc tout naturel : l’exposition présentée à la Collégiale Saint-Martin réunissait plus d’une centaine d’œuvres autour de l’enfance, des contes, du merveilleux, de la nature et de l’étrange. Comme Rackham, Lacombe ne se contente pas d’illustrer une histoire : il lui donne une atmosphère, une personnalité et un univers visuel qui peuvent modifier notre manière de la percevoir. Tous deux montrent ainsi comment l’illustration peut transformer les mots en mondes, donner un visage aux créatures imaginaires et faire basculer le lecteur dans un univers où le merveilleux côtoie parfois le sombre et l’inquiétant.
Gustave Doré
Gustave Doré constitue un rapprochement particulièrement intéressant avec Benjamin Lacombe, car tous deux ont marqué l’histoire de l’illustration en donnant une véritable identité visuelle aux grands textes littéraires. Au XIXe siècle, Doré réalise des illustrations devenues célèbres pour Les Contes de Perrault, La Divine Comédie de Dante ou encore Don Quichotte. Ses gravures, très détaillées, donnent une dimension spectaculaire et parfois inquiétante aux récits qu’il accompagne. Il ne se contente donc pas d’illustrer les textes : il participe à construire l’imaginaire du lecteur en donnant un visage aux personnages, aux paysages et aux créatures fantastiques.
Ce travail fait directement écho à Songes de papier, l’exposition consacrée à Benjamin Lacombe à la Collégiale Saint-Martin d’Angers, qui réunissait plus d’une centaine d’œuvres autour notamment de l’enfance, des contes, du merveilleux, de l’étrange et de la littérature. Comme Doré, Lacombe transforme ainsi des histoires déjà connues en univers graphiques personnels, où chaque détail contribue à créer une atmosphère. Le rapprochement permet alors de se demander comment l’illustrateur transforme-t-il les mots en images et comment une illustration peut-elle modifier notre manière d’imaginer une histoire ? De Doré à Lacombe, le dessin devient ainsi un véritable moyen de faire passer le lecteur d’un monde littéraire à un monde visuel.
Le rapprochement avec Songes de papier de Benjamin Lacombe est donc tout naturel : l’exposition présentée à la Collégiale Saint-Martin réunissait plus d’une centaine d’œuvres autour de l’enfance, des contes, du merveilleux, de la nature et de l’étrange. Comme Rackham, Lacombe ne se contente pas d’illustrer une histoire : il lui donne une atmosphère, une personnalité et un univers visuel qui peuvent modifier notre manière de la percevoir. Tous deux montrent ainsi comment l’illustration peut transformer les mots en mondes, donner un visage aux créatures imaginaires et faire basculer le lecteur dans un univers où le merveilleux côtoie parfois le sombre et l’inquiétant.
Gustave Doré
Artiste de Demain
Potite Miette - Peindre le sensible, entre corps, souvenirs et cinéma
Potite Miette - Peindre le sensible, entre corps, souvenirs et cinéma
Peintre et illustratrice, Manon (connu sous le nom de Potite Miette) développe un univers artistique où se rencontrent peinture, illustration, papier découpé et collage. Depuis toujours attirée par le dessin, elle construit progressivement une pratique nourrie par ses différentes expériences artistiques et par un intérêt particulier pour le corps, les émotions, les souvenirs et les images qui nous accompagnent.
Après un parcours orienté vers le cinéma au lycée, elle poursuit ses études en arts plastiques, puis en master de recherche, où elle choisit de consacrer son travail à « la peau comme support de dessin ». Cette réflexion autour du corps se prolonge ensuite dans son master d’illustration. Son parcours l'amène notamment à Bilbao, où elle passe quatre mois dans le cadre d'un Erasmus aux Beaux-Arts de design et de céramique.
Cette expérience lui permet de découvrir de nouvelles pratiques et fait notamment naître son intérêt pour le paper art. Le papier découpé et le collage viennent alors enrichir son univers, notamment dans ses carnets.
Cette approche trouve une belle continuité dans son projet de fin d'études : un livre pour enfant entièrement découpé à la main, consacré à la préservation des insectes. Une réalisation qui témoigne déjà de plusieurs éléments présents dans son travail : le goût du détail, l'importance du vivant et l'envie de transmettre à travers la création.
Après un parcours orienté vers le cinéma au lycée, elle poursuit ses études en arts plastiques, puis en master de recherche, où elle choisit de consacrer son travail à « la peau comme support de dessin ». Cette réflexion autour du corps se prolonge ensuite dans son master d’illustration. Son parcours l'amène notamment à Bilbao, où elle passe quatre mois dans le cadre d'un Erasmus aux Beaux-Arts de design et de céramique.
Cette approche trouve une belle continuité dans son projet de fin d'études : un livre pour enfant entièrement découpé à la main, consacré à la préservation des insectes. Une réalisation qui témoigne déjà de plusieurs éléments présents dans son travail : le goût du détail, l'importance du vivant et l'envie de transmettre à travers la création.
Un univers nourri par le cinéma et le vivant
Un univers nourri par le cinéma et le vivant
Le cinéma occupe également une place importante dans l'univers de Manon. Passionnée par ce médium, elle le fait régulièrement entrer dans sa pratique artistique. Les animaux et les insectes sont eux aussi des sujets récurrents de son travail, créant un dialogue entre l'humain et le monde vivant.
Au-delà des sujets représentés, c'est surtout le sensible qui semble constituer un fil conducteur de sa démarche. Les émotions et les souvenirs nourrissent ses créations et leur donnent une dimension intime. Son travail ne cherche donc pas seulement à représenter : il cherche aussi à faire ressentir.
Cette importance accordée au souvenir se retrouve jusque dans son mail club, un projet né d'une certaine nostalgie pour le courrier traditionnel. Manon y retrouve le plaisir d'attendre une lettre, de l'écrire et de partager un moment particulier avec un correspondant. Une manière de prolonger, par un autre moyen, cette relation au sensible, à l'attente et à la création.
À travers ses différents projets, Manon construit ainsi un univers où le corps, le cinéma, les animaux, les insectes, le papier et les souvenirs se rencontrent. Une pratique plurielle qui invite à regarder autrement ce qui nous entoure, mais aussi celles et ceux qui prennent place dans ses œuvres.Représenter autrement les corps
Dans sa pratique, Manon porte une attention particulière à la représentation des femmes. Elle cherche à développer ce qu'elle décrit comme une forme de « female gaze », en prenant le contrepied des représentations traditionnelles de la femme dans la peinture. Plutôt que de rechercher des corps idéalisés ou exagérés, elle souhaite mettre en avant des corps réels et des visages authentiques.
Ses personnages deviennent ainsi des figures auxquelles chacun peut potentiellement s'identifier. Les femmes de tous les jours, mais également les personnes queer, trouvent leur place dans son univers. Cette volonté de représenter autrement participe à une réflexion plus large sur le regard que l'on porte sur les corps et sur ceux que l'on choisit habituellement de montrer.
Au-delà des sujets représentés, c'est surtout le sensible qui semble constituer un fil conducteur de sa démarche. Les émotions et les souvenirs nourrissent ses créations et leur donnent une dimension intime. Son travail ne cherche donc pas seulement à représenter : il cherche aussi à faire ressentir.
Cette importance accordée au souvenir se retrouve jusque dans son mail club, un projet né d'une certaine nostalgie pour le courrier traditionnel. Manon y retrouve le plaisir d'attendre une lettre, de l'écrire et de partager un moment particulier avec un correspondant. Une manière de prolonger, par un autre moyen, cette relation au sensible, à l'attente et à la création.
À travers ses différents projets, Manon construit ainsi un univers
Représenter autrement les corps
Ses personnages deviennent ainsi des figures auxquelles chacun peut potentiellement s'identifier. Les femmes de tous les jours, mais également les personnes queer, trouvent leur place dans son univers. Cette volonté de représenter autrement participe à une réflexion plus large sur le regard que l'on porte sur les corps et sur ceux que l'on choisit habituellement de montrer.
Rencontre avec l'artiste
Rencontre avec l'artiste
Comment une nouvelle œuvre commence-t-elle chez vous : par une image, une idée, une émotion, un souvenir ?PM : Assez généralement je dirais que cela commence par l’imagination d’une image générale qui m’aide par la suite à visualiser une composition, mais je pense que très souvent la création d’une œuvre est impulsée par un sentiment que je ressens à cet instant précis. J’ai plutôt tendance à peindre quand mes pensées de tout les jours prennent trop de place, la peinture m’aide à faire le vide généralement.
Quelle place accordez-vous à l’accident et à l'imprévu dans votre travail ?
PM : Assez peu en comparaison avec d’autres artistes, je pense avoir plus de lâcher prise sur des médiums qui ne seront pas forcément vus par le public, pour expérimenter plus sans avoir de pression. J’expérimente plus dans mes carnets typiquement !
Y a-t-il une étape de création que vous aimez particulièrement ?
PM : Faire les petits détails du visage, ce qui anime un regard, un sourire. C’est un peu la cerise sur le gâteau, tout ce procédé pour en arriver à cette étape là finalement..
Qu’est-ce qui vous attire dans le fait de travailler avec des matières et des supports très différents ?
PM : Je trouve que c’est assez essentiel pour un artiste complet d’expérimenter de nouvelles choses pour remodeler sa manière de voir et d’appréhender une œuvre, j’ai le sentiment qu’à trop rester dans une case et dans un style précis, on perd peu à peu l’inspiration...chaque artiste a un style qui évolue en fonction des périodes de sa vie où il a pu se renouveler ou découvrir un médium, tout s’entrecroise et se mêle au bout d’un moment pour créer quelque chose de personnel, de propre à soi,
Vos œuvres semblent parfois se situer entre peinture et illustration. Comment vous-même définissez-vous cette frontière ?
PM : Honnêtement je pense que les deux domaines s’auto-influencent toujours pour les artistes qui ont ces deux pratiques, en revanche je saurais difficilement les différencier, c’est peut être plus une histoire de cadre et de contexte. Une illustration est assez souvent lié à un élément autre qu’elle “illustre” : une histoire, un fait divers, une anecdote, un souvenir ; là où la peinture peut s’en détacher totalement avec l’abstraction par exemple.. Mais pour ce qui concerne ma pratique, je préfère que la limite soit floue, j’aime me dire que mes peintures peuvent amener à découvrir mon travail d’illustration et inversement.
Quelle réaction aimeriez-vous provoquer chez quelqu’un qui découvre une de vos œuvres ?
PM : J’aime quand un tableau au musée fait que je m’en approche pour regarder des détails techniques, pour comprendre comment la personne a pu réaliser certaines choses, alors je dirais de la curiosité avant tout.
Est-ce que l’interprétation d’un spectateur peut modifier votre propre perception d’une œuvre ?
PM : Si c’est une interprétation récurrente, oui ça peut totalement ! Parce qu’il me semble que parfois c’est aussi un peu l’inconscient qui peut parler sans qu’on le veuille. C’est important d’avoir une seconde lecture extérieure sur son œuvre, ça peut aussi permettre de nourrir notre propre analyse et introspection.
Est-ce que vous vous inspirez davantage de l'esthétique d'un film ou de ce qu'il vous fait ressentir ?
PM : Souvent c’est le mélange des ces deux ressentis qui me fait passer à la pratique, parce qu’il y a énormément de plans inspirants dans les films que j’ai pu voir dans ma vie mais j’ai l’impression que le fil conducteur qui a fait que j’ai pu peindre certains plans à été le sentiment nostalgique de la scène et sa poésie en adéquation avec la photographie de l’image en question.
Est-ce que peindre un souvenir permet de le conserver autrement ?
PM : Complètement. On en a la preuve avec les portraits d’apparats dans l’histoire, beaucoup de personnes souhaitaient se faire représenter de manière méliorative et c’est la trace qu’ils laissent dans l’histoire et dans le temps long au final, plus que les écrits les décrivant physiquement. Plus généralement, je pense que peindre comme photographier créer le même sentiment, des années plus tard on se souviendra toujours dans quel état mental on était quand on a pu conserver ce souvenir, à quel endroit on était, quel âge on avait etc. Il y a tout un contexte qui se créer autour de l’œuvre et on est contents aussi de se dire qu’on laisse une trace pour de longues générations si ces éléments sont biens conservés dans le temps.
Y a-t-il des émotions que vous trouvez particulièrement intéressantes à représenter ?
PM : La nostalgie, parce que c’est un sentiment vraiment complexe à percevoir de prime abord, c’est quelque chose qui se ressent, qui peut parfois être inexplicable et je trouve qu’il a une certaine beauté là dedans. C’est quelque chose de très subtil et ça ça me plaît.
Y a-t-il une technique que vous aimeriez encore apprendre ou maîtriser ?
PM : Pendant mes années de fac, j’ai pu essayer la gravure que j’ai vraiment beaucoup aimé, et que j’aimerais beaucoup ré-expérimenter! J’adore les médiums qui ont un effet de reveal un peu magique, où l’on a le suspens jusqu’à la dernière minute de savoir si ça a fonctionné ou pas,
ça a un côté extrêmement gratifiant (quand tout fonctionne). Je maîtrise mieux la linogravure à l’heure actuelle mais j’aimerais vraiment maitrise la gravure tout court à terme.
Quel projet artistique aimeriez-vous réaliser mais que vous n’avez pas encore eu l’occasion de faire ?
PM : Un très grand projet, mais pour des contraintes de place chez moi ça risque d’être un peu compliqué pour le moment... Créer une fresque, visible aux yeux de tous aussi, je pense que ça m’apporterait un sentiment d’accomplissement dans ma carrière !
Si votre univers artistique était un film, quel genre serait-il ?
PM : Clairement un film poétique ! J’adore représenter les symboliques, c’est extrêmement rarement qu’il n’y en ai pas du tout dans mes toiles, j’aime cacher des petits éléments, des choses qu’on peut potentiellement interpréter.
Quelle est la chose que vous aimeriez que l’on comprenne de votre travail sans avoir besoin de l’expliquer ?
PM : Je me répète forcément, mais je pense que ça reste la douceur nostalgique, les formes d’intimité, j’aimerais que ma peinture ai quelque chose de réconfortant en général.
Écoutez-vous de la musique ou avez-vous un rituel lorsque vous créez une oeuvre ?
PM : Oui très souvent, j’enfile mon pyjama que je suis prête à sacrifier en cas de taches, je mets un élastique dans mes cheveux, puis je lance de la musique et ça ne m’arrange pas beaucoup quand je dois filmer les processus parce que je chante beaucoup et ça s’entend sur les vidéos (malheureusement)... sinon j’écoute des podcasts /vidéos de politique sur des sujets de société ( Louis Média, Blast...)
Lorsque vous commencez une œuvre, avez-vous généralement une image précise en tête ou laissez-vous la création évoluer ?
PM : Très souvent j’ai déjà les grandes lignes de mes peintures simplement parce que cela me rassure plus et m’allège un peu pour commencer une oeuvre, certaines évoluent avec de nouvelles idées qui émergent pendant la création, par un mouvement, une texture, une forme et pour d’autres je planifie totalement la composition pour me pencher seulement sur le côté technique. Je commence rarement une œuvre sans avoir aucune idée.
Comment savez-vous qu’une œuvre est terminée ?
PM : Quand après multiples aller retour, j’arrête d’y voir des défauts majeurs et quand je commence à en avoir marre aussi... je suis une personne qui aime tout faire d’un coup pour pouvoir passer à autre chose, parce que je sais qu’à trop laisser traîner une œuvre, j’ai malheureusement tendance à l’abandonner, donc je m’adapte...
Est-ce que vous pensez au regard du spectateur lorsque vous construisez un personnage ?
PM : Oui ! Je me questionne souvent sur les représentations de corps de femmes que je peux produire, ça m’importe beaucoup de me demander si les images que je produis peuvent contribuer à la culture d’un corps féminin idéalisé, j’essaye aussi d’apprendre au mieux possible à représenter fidèlement des couleurs de peaux autres que la mienne. J’ai le sentiment qu’en tant que femmes peintres, on doit aussi aider à montrer le réel, pour contre balancer avec la représentation du corps féminin presque objet qui peut se retrouver dans la culture à travers le male gaze.
Vous arrive-t-il d’être surprise par ce que les autres voient ou ressentent dans vos créations ?
PM : Étant donné que je représente en majeure partie du figuratif, pas tellement, c’est plutôt un style qui laisse place à une potentielle narration qu’une autre interprétation des figures représentées.
Y a-t-il une scène de film qui vous a particulièrement marquée visuellement et que vous aimeriez un jour traduire en peinture ?
PM : Je suis très touchée par la poésie et la nostalgie dans le cinéma, c’est un thème qui me touche particulièrement, j’aime quand il y a un basculement des émotions qui créer quelque chose de surréaliste à l’image, donc ce serait sûrement une scène de Lalaland, qui est un de mes films préférés.
Est-ce qu’une image, une photographie ou une scène vécue peut être le point de départ d’une œuvre ?
PM : Oui tout à fait, c’est souvent mon point de départ d’ailleurs !
Votre travail passe par différents formats et supports : avez-vous envie de continuer à multiplier les expérimentations ?
PM : Oui tout à fait. J’ai milles projets différents en tête et c’est ce qui me donne l’impulsion de créer. C’est le sentiment de surexcitation à l’idée d’essayer de nouvelles choses qui me fait vibrer, j’aime toucher à tout !
Aimeriez-vous davantage développer votre travail de peintre ou celui d’illustratrice, ou souhaitez-vous justement conserver cette liberté entre les deux ?
PM : Je pense que pratiquer ces deux domaines m’aide justement à trouver un bon équilibre, parce que je n’ai pas toujours l’énergie nécessaire pour mettre en place tout une organisation pour peindre et à ce moment là je choisis plutôt de faire une illustration avec un autre médium !
Si vous deviez choisir une seule de vos œuvres pour présenter votre univers à quelqu’un qui ne vous connaît pas, laquelle choisiriez-vous ?
PM : Par réflexe ce serait sûrement la plus populaire ( ma peinture d’Amélie Poulain ) étant donné que j’ai plus tendance à me fier aux avis extérieurs qu’au mien. Ça arrive souvent qu’on adore une œuvre qu’on a pu réaliser et que d’autres personnes ne réceptionnent pas celle ci de la même manière sûrement parce que ça n’engage pas le même sentiment chez les autres.
Y a-t-il une œuvre que vous ne pourriez jamais refaire aujourd’hui de la même manière ?
PM : Toutes à vrai dire, il y a tellement de facteurs qui font qu’une toile finale et ce qu’elle est que cela me paraît compliqué de m’imaginer pouvoir la refaire et même j’aime l’idée qu’une œuvre ai pu naître à un instant T d’une manière ou d’une autre parce qu’à ce moment telle manière me semblait juste et pas une autre. Ça me permet des années plus tard de voir les thématiques qui me touchaient plus, les manières de faire etc, et de voir l’évolution.
Où imaginez-vous dans cinq ans ?
PM : Quelque part avec un pinceau dans les mains, avec la personne qui partage ma vie depuis 10 ans j’espère ! J’aime la vie simple, garder des yeux d’enfants et vivre au jour le jour, alors je laisse le destin choisir tout ça !
Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre aventure artistique ?
PM : Beaucoup d’inspiration et de temps, ce serait déjà très bien, et une maison avec un petit chien aussi !
PM : Assez peu en comparaison avec d’autres artistes, je pense avoir plus de lâcher prise sur des médiums qui ne seront pas forcément vus par le public, pour expérimenter plus sans avoir de pression. J’expérimente plus dans mes carnets typiquement !
PM : Faire les petits détails du visage, ce qui anime un regard, un sourire. C’est un peu la cerise sur le gâteau, tout ce procédé pour en arriver à cette étape là finalement..
PM : Je trouve que c’est assez essentiel pour un artiste complet d’expérimenter de nouvelles choses pour remodeler sa manière de voir et d’appréhender une œuvre, j’ai le sentiment qu’à trop rester dans une case et dans un style précis, on perd peu à peu l’inspiration...chaque artiste a un style qui évolue en fonction des périodes de sa vie où il a pu se renouveler ou découvrir un médium, tout s’entrecroise et se mêle au bout d’un moment pour créer quelque chose de personnel, de propre à soi,
PM : Honnêtement je pense que les deux domaines s’auto-influencent toujours pour les artistes qui ont ces deux pratiques, en revanche je saurais difficilement les différencier, c’est peut être plus une histoire de cadre et de contexte. Une illustration est assez souvent lié à un élément autre qu’elle “illustre” : une histoire, un fait divers, une anecdote, un souvenir ; là où la peinture peut s’en détacher totalement avec l’abstraction par exemple.. Mais pour ce qui concerne ma pratique, je préfère que la limite soit floue, j’aime me dire que mes peintures peuvent amener à découvrir mon travail d’illustration et inversement.
PM : J’aime quand un tableau au musée fait que je m’en approche pour regarder des détails techniques, pour comprendre comment la personne a pu réaliser certaines choses, alors je dirais de la curiosité avant tout.
Est-ce que l’interprétation d’un spectateur peut modifier votre propre perception d’une œuvre ?
PM : Si c’est une interprétation récurrente, oui ça peut totalement ! Parce qu’il me semble que parfois c’est aussi un peu l’inconscient qui peut parler sans qu’on le veuille. C’est important d’avoir une seconde lecture extérieure sur son œuvre, ça peut aussi permettre de nourrir notre propre analyse et introspection.
PM : Souvent c’est le mélange des ces deux ressentis qui me fait passer à la pratique, parce qu’il y a énormément de plans inspirants dans les films que j’ai pu voir dans ma vie mais j’ai l’impression que le fil conducteur qui a fait que j’ai pu peindre certains plans à été le sentiment nostalgique de la scène et sa poésie en adéquation avec la photographie de l’image en question.
PM : Complètement. On en a la preuve avec les portraits d’apparats dans l’histoire, beaucoup de personnes souhaitaient se faire représenter de manière méliorative et c’est la trace qu’ils laissent dans l’histoire et dans le temps long au final, plus que les écrits les décrivant physiquement. Plus généralement, je pense que peindre comme photographier créer le même sentiment, des années plus tard on se souviendra toujours dans quel état mental on était quand on a pu conserver ce souvenir, à quel endroit on était, quel âge on avait etc. Il y a tout un contexte qui se créer autour de l’œuvre et on est contents aussi de se dire qu’on laisse une trace pour de longues générations si ces éléments sont biens conservés dans le temps.
PM : La nostalgie, parce que c’est un sentiment vraiment complexe à percevoir de prime abord, c’est quelque chose qui se ressent, qui peut parfois être inexplicable et je trouve qu’il a une certaine beauté là dedans. C’est quelque chose de très subtil et ça ça me plaît.
PM : Pendant mes années de fac, j’ai pu essayer la gravure que j’ai vraiment beaucoup aimé, et que j’aimerais beaucoup ré-expérimenter! J’adore les médiums qui ont un effet de reveal un peu magique, où l’on a le suspens jusqu’à la dernière minute de savoir si ça a fonctionné ou pas,
ça a un côté extrêmement gratifiant (quand tout fonctionne). Je maîtrise mieux la linogravure à l’heure actuelle mais j’aimerais vraiment maitrise la gravure tout court à terme.
PM : Un très grand projet, mais pour des contraintes de place chez moi ça risque d’être un peu compliqué pour le moment... Créer une fresque, visible aux yeux de tous aussi, je pense que ça m’apporterait un sentiment d’accomplissement dans ma carrière !
PM : Clairement un film poétique ! J’adore représenter les symboliques, c’est extrêmement rarement qu’il n’y en ai pas du tout dans mes toiles, j’aime cacher des petits éléments, des choses qu’on peut potentiellement interpréter.
PM : Je me répète forcément, mais je pense que ça reste la douceur nostalgique, les formes d’intimité, j’aimerais que ma peinture ai quelque chose de réconfortant en général.
PM : Oui très souvent, j’enfile mon pyjama que je suis prête à sacrifier en cas de taches, je mets un élastique dans mes cheveux, puis je lance de la musique et ça ne m’arrange pas beaucoup quand je dois filmer les processus parce que je chante beaucoup et ça s’entend sur les vidéos (malheureusement)... sinon j’écoute des podcasts /vidéos de politique sur des sujets de société ( Louis Média, Blast...)
PM : Très souvent j’ai déjà les grandes lignes de mes peintures simplement parce que cela me rassure plus et m’allège un peu pour commencer une oeuvre, certaines évoluent avec de nouvelles idées qui émergent pendant la création, par un mouvement, une texture, une forme et pour d’autres je planifie totalement la composition pour me pencher seulement sur le côté technique. Je commence rarement une œuvre sans avoir aucune idée.
PM : Quand après multiples aller retour, j’arrête d’y voir des défauts majeurs et quand je commence à en avoir marre aussi... je suis une personne qui aime tout faire d’un coup pour pouvoir passer à autre chose, parce que je sais qu’à trop laisser traîner une œuvre, j’ai malheureusement tendance à l’abandonner, donc je m’adapte...
PM : Oui ! Je me questionne souvent sur les représentations de corps de femmes que je peux produire, ça m’importe beaucoup de me demander si les images que je produis peuvent contribuer à la culture d’un corps féminin idéalisé, j’essaye aussi d’apprendre au mieux possible à représenter fidèlement des couleurs de peaux autres que la mienne. J’ai le sentiment qu’en tant que femmes peintres, on doit aussi aider à montrer le réel, pour contre balancer avec la représentation du corps féminin presque objet qui peut se retrouver dans la culture à travers le male gaze.
Vous arrive-t-il d’être surprise par ce que les autres voient ou ressentent dans vos créations ?
PM : Étant donné que je représente en majeure partie du figuratif, pas tellement, c’est plutôt un style qui laisse place à une potentielle narration qu’une autre interprétation des figures représentées.
PM : Je suis très touchée par la poésie et la nostalgie dans le cinéma, c’est un thème qui me touche particulièrement, j’aime quand il y a un basculement des émotions qui créer quelque chose de surréaliste à l’image, donc ce serait sûrement une scène de Lalaland, qui est un de mes films préférés.
PM : Oui tout à fait, c’est souvent mon point de départ d’ailleurs !
PM : Oui tout à fait. J’ai milles projets différents en tête et c’est ce qui me donne l’impulsion de créer. C’est le sentiment de surexcitation à l’idée d’essayer de nouvelles choses qui me fait vibrer, j’aime toucher à tout !
PM : Je pense que pratiquer ces deux domaines m’aide justement à trouver un bon équilibre, parce que je n’ai pas toujours l’énergie nécessaire pour mettre en place tout une organisation pour peindre et à ce moment là je choisis plutôt de faire une illustration avec un autre médium !
PM : Par réflexe ce serait sûrement la plus populaire ( ma peinture d’Amélie Poulain ) étant donné que j’ai plus tendance à me fier aux avis extérieurs qu’au mien. Ça arrive souvent qu’on adore une œuvre qu’on a pu réaliser et que d’autres personnes ne réceptionnent pas celle ci de la même manière sûrement parce que ça n’engage pas le même sentiment chez les autres.
PM : Toutes à vrai dire, il y a tellement de facteurs qui font qu’une toile finale et ce qu’elle est que cela me paraît compliqué de m’imaginer pouvoir la refaire et même j’aime l’idée qu’une œuvre ai pu naître à un instant T d’une manière ou d’une autre parce qu’à ce moment telle manière me semblait juste et pas une autre. Ça me permet des années plus tard de voir les thématiques qui me touchaient plus, les manières de faire etc, et de voir l’évolution.
PM : Quelque part avec un pinceau dans les mains, avec la personne qui partage ma vie depuis 10 ans j’espère ! J’aime la vie simple, garder des yeux d’enfants et vivre au jour le jour, alors je laisse le destin choisir tout ça !
PM : Beaucoup d’inspiration et de temps, ce serait déjà très bien, et une maison avec un petit chien aussi !
Galerie de l'artiste
Galerie de l'artiste
Entrez dans la Galerie de Manon et découvrez une sélection de ses œuvres. Des grands formats aux créations sur papier, cette sélection témoigne de la diversité de sa pratique et de son envie d’expérimenter différents supports. Chaque pièce nous offre ainsi un aperçu de son parcours et des différentes directions qu’emprunte son travail.À travers ses créations, Potite Miette, explore un univers où peinture, illustration et papier se rencontrent. Ses œuvres mettent en scène des corps, des visages, des animaux et des insectes, tout en laissant une place importante aux émotions et aux souvenirs. Entre peinture, collage et papier découpé, elle construit un langage artistique sensible et personnel, qui invite à porter un regard différent sur les corps et le vivant.
Chez Potite Miette, aucune matière ne semble avoir une place définitive. La toile, le papier, le plexiglas ou encore le découpage deviennent autant de supports pour faire évoluer son univers. Cette diversité permet de découvrir une artiste qui ne se limite pas à une seule technique, mais qui adapte son langage artistique à chaque projet.
Dans cette sélection, nous vous proposons ainsi de découvrir différentes facettes de son travail : de la peinture à l'illustration, en passant par le papier découpé et les expérimentations plastiques. Une manière de comprendre comment une même sensibilité peut prendre des formes très différentes selon le support choisi.
À travers ses créations, Potite Miette, explore un univers où peinture, illustration et papier se rencontrent. Ses œuvres mettent en scène des corps, des visages, des animaux et des insectes, tout en laissant une place importante aux émotions et aux souvenirs. Entre peinture, collage et papier découpé, elle construit un langage artistique sensible et personnel, qui invite à porter un regard différent sur les corps et le vivant.
Chez Potite Miette, aucune matière ne semble avoir une place définitive. La toile, le papier, le plexiglas ou encore le découpage deviennent autant de supports pour faire évoluer son univers. Cette diversité permet de découvrir une artiste qui ne se limite pas à une seule technique, mais qui adapte son langage artistique à chaque projet.
Dans cette sélection, nous vous proposons ainsi de découvrir différentes facettes de son travail : de la peinture à l'illustration, en passant par le papier découpé et les expérimentations plastiques. Une manière de comprendre comment une même sensibilité peut prendre des formes très différentes selon le support choisi.
L'Art à Emporter
L'Art à Emporter
Envie de repartir avec une œuvre unique ? Dans notre rubrique L’Art à emporter, découvrez une sélection de créations proposées à la vente par notre artiste du mois. Potite Miette vous invite à découvrir son univers à travers plusieurs œuvres et impressions, entre peinture, illustration et créations sur papier.
La première création que nous vous présentons est l’abonnement au Mail Club de Potite Miette. Chaque mois, découvrez une nouvelle race de chien à travers un courrier rempli de petites illustrations, goodies et surprises imaginées par l’artiste. Une façon originale de recevoir un peu de son univers directement dans sa boîte aux lettres !
L’abonnement est proposé au tarif de 9 € pour les résidents français et 10 € pour les résidents internationaux.
Envie de repartir avec une œuvre unique ? Dans notre rubrique L’Art à emporter, découvrez une sélection de créations proposées à la vente par notre artiste du mois. Potite Miette vous invite à découvrir son univers à travers plusieurs œuvres et impressions, entre peinture, illustration et créations sur papier.
L’abonnement est proposé au tarif de 9 € pour les résidents français et 10 € pour les résidents internationaux.

Découvrez également Amélie, disponible en print A3 de 30 × 40 cm, imprimé sur un papier mat non texturé de 250 g. Signée au recto par l’artiste, cette impression permet de retrouver l’une de ses créations dans un format accessible. Elle est proposée au prix de 38 €.
Si l'une de ces œuvres a retenu votre attention, vous pouvez prendre contact avec Manon pour toute demande d'acquisition. L'artiste est joignable sur Instagram ( @Potite.miette) ou sur son ko-fi .
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Si l'une de ces œuvres a retenu votre attention, vous pouvez prendre contact avec Manon pour toute demande d'acquisition. L'artiste est joignable sur Instagram ( @Potite.miette) ou sur son ko-fi .
































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